REUSSIR- La Sar assure un an de carburant en signant une convention de 194 milliards
Une Convention de 194 milliards de francs Cfa a été signée hier entre la Sar, Uba et Ecobank en vue d’assurer l’approvisionnement en combustible du pays pour au moins une année.
La Société africaine de raffinage (Sar) vient d’assurer l’approvisionnement du pays en combustibles pour au moins un an en signant une convention de financement d’un montant de 41 milliards de Fcfa avec Ecobank et une autre de 153 milliards de Fcfa avec la banque nigériane Uba. Selon Carmélho Sagna, Directeur général de la Sar, cela « permet de sortir de la situation antérieure et d’assurer dorénavant le financement des importations de pétrole brut et de produits raffinés ».
Il assure aussi que ça permettra « à la Sar de pouvoir recouvrir, petit à petit, sa compétitivité la préparant ainsi à d’autres lendemains qui sont constitués de l’augmentation des capacités de traitement de la Sar qui devra passer de 1,2 tonnes à 3 millions voire 4 millions de tonnes ». « Nous venons de loin avec une dette de 85 milliards de francs CFA en passant par l’ouverture du capital de la Sar au groupe saoudien Bin Ladin. La signature de ces deux conventions est une excellente chose, qui permettra à la société de retrouver sa compétitivité », a poursuivi M. Sagna qui précise que cette signature permettra de rembourser la dette de la Sar, d’avoir un financement pour pouvoir fonctionner correctement, étendre et moderniser la raffinerie.
« Ce sont les prémices de la préparation d’une quatrième phase qui consiste à l’augmentation de la capacité de raffinage de la Sar et qui lui permettra de recevoir de la matière première brute et d’exporter des produits raffinés dans la sous-région », a, pour sa part, souligné Jean Luc Konan, le directeur général de Uba dont le financement de 153 milliards de Fcfa consistera à ouvrir une ligne de financement d’importation de pétrole brut de 180 millions d’Euros, à un prêt à court terme de 54 millions d’Euros destiné à financer le rachat des stocks et créances de Trafigura, et une ligne d’avance de 60 millions d’Euros.
Pour sa part, Koffi Kamdessou, le directeur général de ECOBANK, a soutenu que c’est un financement important qui permet à la Sar de passer à une autre étape. « Sans énergie, il n’y a pas de développement. Il est de notre rôle en tant que banque et opérateur de participer à notre façon à la possibilité d’obtenir ce bien élémentaire », dit-il.
La Rédaction