(RFI) - Les fonctionnaires sud-africains ont décidé ce lundi 6 septembre de suspendre leur mouvement de grève entamé 20 jours plus tôt pour des revalorisations salariales.
« Les syndicats ont décidé de suspendre la grève », a déclaré le président du Syndicat des Enseignants démocratiques sud-africains (Sadtu), Thobile Ntola, qui s’exprimait au nom des principaux syndicats de la fonction publique au cours d’une conférence de presse. « Mais cela ne veut pas dire que nous avons accepté l’offre de l’Etat », a-t-il ajouté, en expliquant que les syndicats avaient 21 jours pour consulter leur base sur la dernière proposition du gouvernement.
« Nous appelons les fonctionnaires à reprendre le travail aussi vite que possible, puisque la grève est suspendue avec effet immédiat », a-t-il encore dit.
Quelque 1,3 million de fonctionnaires s’était mis en grève le 18 août pour obtenir 8,6% d’augmentation de salaire et une allocation mensuelle de 1 000 rands (107 euros) contre 600 rands aujourd’hui.
La semaine dernière, le gouvernement leur a fait une nouvelle offre proposant une hausse des salaires de 7,5%, contre 7% auparavant, et une allocation logement mensuelle de 800 rands au lieu de 700.
La grève, de plus en plus impopulaire, a paralysé le fonctionnement des hôpitaux et des écoles publiques, principalement utilisés par les familles modestes et pauvres. Quelque 4 000 militaires ont été envoyés en renfort dans 62 hôpitaux pour assurer des soins, la sécurité et le nettoyage.
Le mouvement s’est accompagné de nombreuses manifestations, dont certaines ont été émaillées de violences.
La Chambre de commerce et d’industrie d’Afrique du Sud a dénoncé la semaine dernière « l’impact négatif de cette vague de protestation » sur l’économie du pays. « Les bénéfices que l’Afrique du Sud a pu retirer de l’organisation de la Coupe du monde de football sont sérieusement érodés par les actions actuelles des syndicats », avait-elle affirmé.