(Le Potentiel) - La situation de la caisse d’épargne et de crédit Jemeni a atteint le seuil de l’intolérable le 02 septembre dernier. En effet, malgré la précarité de la condition de vie des sociétaires, cette caisse de connivence avec l’Etat continue de bloquer les maigres ressources des pauvres victimes.
Le caractère sérieux de l’Etat malien est difficile perceptible dans ces genres de situation. Après avoir cautionné l’ouverture de l’Union des Caisses mutuelles d’épargne et de crédit Jemeni, l’Etat du Mali peine à protéger les populations face à la gestion désastreuse de l’équipe dirigeante. Depuis plus d’une année, Jemeni n’existe plus que de nom, d’autant plus qu’elle n’arrive plus à satisfaire ces sociétaires. Pire, elle est à la base de beaucoup de cas de décès, de divorces de morts, etc.
UNE VIE A LA LIMITE INFERNALE
Jadis symbole de la prospérité, la caisse Jemeni a fait aujourd’hui volte-face suite à une mauvaise gestion .Toute chose qui l’a précipitée vers sa tombe. Dans les caisses, toujours le même corolaire. Il n y a pas d’argent. En effet, ne disposant plus de liquidité pour se faire soigner en dehors des ressources emprisonnées, certains sociétaire sont décédés. M. Traoré qui avait investit sa modeste économie dans cette caisse, se dit horrifiée à plus d’un titre par cette situation. D’autant plus qu’il a divorcé de sa femme faute de moyens. Quand bien même, il dispose de millions qui dorment en prison dans cette maison close. Quel tragique paradoxe ! Aussi, beaucoup de mariages, de baptêmes ont été reportés à plusieurs reprises voire annulés. La situation infernale pour la clientèle s’empire jour après jour. Devant ce cynisme notoire des opérateurs de jemeni, aucune réaction, sauf la léthargie des autorités.
LEMZO