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Sénégal Formation des gérants de débits de boissons sur la réglementation et la fiscalité du secteur
Publié le 8 septembre 2010 à 11h06

(APS) - Une session de formation à l’intention des membres du Syndicat national des exploitants de bars, restaurants, activités de loisirs et de tourisme (SYNEBRAL) a débuté mardi sous la présidence du ministre de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle sur la réglementation, la sécurité et la fiscalité applicables au secteur

La rencontre tenue à la Chambre de Commerce et d’industrie de Dakar est motivée par le fait que la législation en cours dans le secteur n’est pas très connue des professionnels du secteur mais aussi des Forces de sécurité (Gendarmerie et Police) chargées du contrôle, a dit le préfet de Dakar, Ibrahima Sakho initiateur de la rencontre.

"Nous voulons inculquer aux gérants de débits de boissons des comportements de nature à éviter qu’il y ait des mesures coercitives parce que s’il y a des manquements il y a des sanctions et la loi est très claire à ce sujet", a-t-il expliqué.

Selon le préfet, "personne au Sénégal ne peut exploiter un débit de boissons sans autorisation administrative délivrée au préalable appelée licence même pour la vente d’eau sur la voie publique"

A partir de ce moment, a-t-il poursuivi, "l’administration doit avoir la certitude que cette vente répond aux conditions de salubrité et d’hygiène et l’emplacement choisi, pour recevoir du public également présente des garanties de sécurité".

D’autres manquements ont été relevés par le préfet, ayant trait aux nuisances sonores puisque ces débits ne peuvent distiller de la musique sans prendre des dispositions d’insonorisation de leurs locaux, ni fonctionner au-delà de minuit sans autorisation préalable.

Pour Ibrahima Sakho la plupart de ces dispositions réglementaires ne sont pas connues des exploitants, mais aussi des forces de l’ordre chargées de veiller à une application effective des lois en cours.

En outre, l’aspect sécurité et salubrité n’est pas suffisamment pris en compte par les gérants des établissements recevant du public, a t -il ajouté. Ces constats l’ont poussés à organiser avec l’Office nationale de la Formation professionnelle (ONFP) une session de formation de formateurs pour que tous les acteurs du secteur soient au même niveau d’information.

En fait, les participants à cette première session seront appelés à former les autres acteurs au niveau des autres départements du pays.

"Cette initiative va aider les compétences décisionnelles de l’administration à bien manager le partenariat, la synergie qui contribuent à l’émancipation et à l’évolution du secteur", selon le président du Synebral, Roger Saint Soutane.

Pour M. Soutane, la session de formation de deux jours vient à point nommé, relevant ainsi "l’état d’inobservation des prescriptions qui régissent la profession". Il considère la session comme "une remise à niveau pour gagner en normalisation et en moralisation ".

Présidant la cérémonie, le ministre de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle, Moussa Sakho, a souligné que le secteur "générateur de richesse, de revenus et d’emplois a besoin d’être accompagné".

La politique de formation décliné par son département consiste aujourd’hui à donner aux acteurs dans tous les secteurs d’activité la formation adéquate par le biais de l’Office national de la formation professionnelle.

Il a ainsi appelé la Direction de l’administration Générale et des affaires territoriales d’inciter les autres préfets à suivre l’exemple de leur collègue de Dakar pour démultiplier ces sessions de formation au niveau des autres départements.

Environ 8800 exploitants ont été dénombrés au Sénégal avec un chiffre d’affaires annuel estimatif de 223 milliards de francs Cfa et plus de 35 200 emplois permanets et 13200 saisonniers pour une masse salariale annuelle de 52 milliards.

 
 
 
 
   
 
 
 
 
 
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