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Afrique Ile Maurice : La MCB risque de perdre de l’argent suite à la faillite d’Intercable Réunion
Publié le 9 septembre 2010 à 11h05

(lexpress.mu) Port Louis — La Mauritius Commercial Bank risque de perdre de l’argent, suite à la mise en redressement judiciaire d’Intercable Réunion, une entreprise dans laquelle elle est engagée comme créancier et comme actionnaire.

Intercable Réunion (ICR) est une filiale d’Intercable Africa, elle-même une filiale d’Intercable ICH, une compagnie canadienne engagée dans la fourniture d’un service haut débit par câble pour l’Internet, la télévision et le téléphone, ce qu’on appelle communément le « triple play ».

La MCB avait effectué un placement privé de 6 millions d’euros (Rs 240 millions) à la fois dans Intercable Africa et la maison-mère, Intercable ICH, à travers son fonds d’investissement, MCB Equity Fund.

ICR déploie un réseau câblé à La Réunion sous le nom commercial de Zeop. Depuis la fin 2007, ICR a investi environ Rs 1,36 milliard (34 millions d’euros) pour déployer son réseau à l’île sÅ"ur.

Outre un placement privé, la MCB également accordé du crédit à ICR, quoique le montant de ces prêts sont encore flou, car il varie selon les sources.

En juin 2010, la MCB avait annoncé le rééchelonnement d’une dette de Rs 80 millions (2 millions d’euros) pour un délai supplémentaire, le temps que la société trouve d’autres sources de financement.

C’est ce délai qui a expiré le 31 juillet obligeant l’entreprise à se mettre en redressement judiciaire le 4 août dernier.

Mais la MCB avait également annoncé être partie prenante, avec ABSA Capital, d’un prêt de 13 millions d’euros à Intercable.

D’autres chiffres sont aussi évoqués. Ainsi Orange Réunion parle de prêts de 4,5 millions d’euros entre août 2008 et mars 2009. Et la même source cite également des prêts-relais de 20,8 millions d’euros.

A Maurice, l’express cite le chiffre de Rs 300 milliions qui serait en jeu. A la Mauritius Commercial Bank on se refuse à tout commentaire sur ce dossier. Dans les milieux bancaires on fait ressortir que les emprunteurs défaillants font partie des risques du métier.

On fait ressortir également qu’il faudra attendre l’issue de ce redressement judiciaire pour connaître le montant des pertes éventuelles. Les prêts sont généralement couverts par des collatéraux et dans le cas d’ICR, il semble que ses actifs physiques - les câbles et autres équipements - seraient non négligeables.

Dans le milieu de la finance, on fait aussi ressortir que ce que risque la MCB à la Réunion est sans comparaison avec ceux qu’ont pris la MCB et le secteur bancaire en général par rapport au tourisme et à l’hôtellerie, par exemple. « Combien risque les banques avec la fermeture éventuelle de White Sand Tours par exemple ? », argue-t-on.

A 14h30 mercredi, le cours de la MCB à la Bourse de Port-Louis avait perdu Re 1 pour se situer à Rs 137 contre Rs 138 la veille.

 
 
 
 
   
 
 
 
 
 
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