(Xinhua) — Après une année 2011 de " contraction économique" en Tunisie manifestée dans une croissance négative de 1,8%, des dettes de 43% sur le PIB et un taux de chômage variant entre 18 et 18,3%, les efforts doivent être concentrés sur la "relance de l’activité économique, la régulation financière et la transparence" qui passe par des réformes structurelles qui permettent d’améliorer l’efficacité économique d’un pays, a souligné jeudi Mme Christine Lagarde, directrice- générale du Fonds monétaire international (FMI).
Lors d’une conférence de presse précédée par un débat avec des hommes d’affaires tunisiens, Mme Lagarde a précisé que la machine tunisienne a été "calée" en économie malgré les efforts internes et externes consentis pour soutenir la relance de la Tunisie, scène de la première révolution du Monde arabe.
Mis à part l’expression démocratique, "les fondamentaux économiques, la création de valeurs et la création d’emplois sont des impératifs absolus de la poursuite de l’amélioration du bien- être des Tunisiens, ce qui fait du développement économique indispensable pour poursuivre ce chemin admiré par tant d’hommes et femmes dans le monde", a indiqué à la presse la directrice- générale du FMI.
Les investisseurs tunisiens et étrangers demandent avant tout la stabilité et la sécurité qui constituent "deux gages pour entrainer par la suite les investissements, les entreprises, les emplois et la croissance", selon Mme Lagarde.