Le domicile d’Ahmed Khalifa Niasse saccagé, Le M23 rèclame la tête d’Ousmane Ngom, Et l’Onu s’en mêle...C’est le menu du Buzz de l’Ecobiz de ce vendredi 3 janvier 2012.
Le domicile d’Ahmed Khalifa Niasse saccagé
Le pays vire au drame. Loin de Dakar, des disciples du Khalife général de Léona Niassène ont saccagé l’auberge d’Ahmed Khalifa Niasse dans la cité religieuse et brûlé sa voiture. Une réaction qui fait suite à la sortie médiatique quelques heures plus tôt du président du Front des alliances patriotiques (FAP, issu de la mouvance présidentielle) aux accents blasphématoires ». Censée répondre à la déclaration du Khalife général de Léona Niassène par la voix de son fils invitant le Président Wade à retirer sa candidature, la conférence de presse d’Ahmed Khalifa Niasse a été l’espace aménagé pour faire le procès d’El Hadj Ibrahima Niasse. Le leader du FAP est allé jusqu’à s’autoproclamer Khalife général de Léona Niassène à la place de son frère de sang, D’ailleurs, l’allié de Wade compte organiser son propre Gamou.
Le M23 rèclame la tête d’Ousmane Ngom
Les responsables du mouvement de protestation M23 ont appelé jeudi à la démission du ministre sénégalais de l’Intérieur, Ousmane Ngom, afin que le Sénégal "retrouve la paix et la stabilité".
L’État est ‘’l’unique responsable des morts’’ lors des rassemblements organisés par le M23, qui proteste contre la candidature du président sortant Abdoulaye Wade, selon le porte-parole du mouvement protestataire, Cheikh Tidiane Dièye.
Quatre personnes ont perdu la vie depuis le 27 janvier dernier lors de manifestations organisées par le M23, jour où le Conseil constitutionnel a rendu publique la liste des 14 candidatures retenues pour la présidentielle du 26 février prochain, dont celle du président Abdoulaye Wade.
Et l’Onu s’en mêle
La Haut Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Navi Pillay, a dénoncé jeudi un possible usage excessif de la force par les autorités du Sénégal. Le président sénégalais Wade a par ailleurs comparé à une simple "brise" la contestation de sa candidature à la présidentielle. "Les informations faisant état d’un usage excessif de la force par la police en réponse à la violence de certains manifestants, sont vraiment préoccupants étant donné la tradition du Sénégal de respect des libertés d’association, de rassemblement et d’expression", a affirmé à Genève la Haut Commissaire.
"En plus d’exhorter à la modération les autorités, j’appelle tous les candidats à l’élection présidentielle à renoncer et à décourager toute nouvelle tentative de violence ou d’incitation à la violence", a-t-elle dit.