Un commandant résilie son contrat, une mission de Wade à l’étranger, Imam Mbaye Niang flingue les religieux…C’est le menu du Buzz de l’Ecobiz de ce mardi 21 février 2012.
Un commandant résilie son contrat
Le Chef du bataillon des commandos, le commandant Abass Fall, qui est le chef de corps des commandos en Casamance, a démissionné de son poste. Selon nos confrères du journal L’As, il ne fait plus partie de la Grande muette. Il a été excédé par le manque terrible de moyens logistiques auquel font face les soldats engagés actuellement dans une opération de ratissage des bases rebelles en Casamance. Des sources du journal indiquent qu’à plusieurs reprises, ses hommes étaient à deux pas de prendre complètement le dessus sur la rébellion. Mais chaque fois, il y avait soit rupture de munitions, soit manque de carburant. Ces soldats peinent à trouver une oreille attentive auprès des autorités pour la satisfaction de leurs besoins. Et pendant ce temps à Dakar, on donne aux policiers les armes les plus sophistiquées pour casser du candidat.
Une mission de Wade à l’étranger
Le parti au pouvoir a poussé le bouchon trop loin en multipliant les interdictions de manifester et en réprimant. Les organisations de défense des droits de l’homme et les puissances étrangères s’inquiètent du devenir politique du Sénégal. Les Etats-Unis et d’autres pays organisent des consultations pour s’enquérir au quotidien de la situation politique du pays de la Téranga. Le président serait abattu par la vague de manifestations qui ont totalement discrédité son régime et noirci ses deux mandats. Il aurait ainsi dépêché des missions en Afrique et ailleurs dans le monde pour convaincre ses pairs sur la justesse de sa position et plaider sa cause. Malgré l’attitude du président, son entourage multiplie les sorties musclées, ce qui n’est pas pour arranger la situation.
Imam Mbaye Niang flingue les religieux
« Tous les chefs religieux doivent se réunir en un endroit pour faire une déclaration de paix. Ils doivent lancer un appel au calme et à l’apaisement, demander l’arrêt des violences, que le vote soit sécurisé et si le président de la République perd et s’en va, assurer la paix à tous les Sénégalais. Je pense que c’est ce qui devait être leur position. Ils ne devaient pas attendre que le pays sombre dans la violence pour intervenir, parce que la violence c’est le dernier rempart. Mais on ne doit pas empêcher aux gens de jouir de leurs libertés de circulation et de manifestation. Je suis contre la violence, j’ai défini ma position depuis longtemps.
Ce que les gens demandent aujourd’hui, et que moi j’ai demandé depuis presque 14 mois, c’est que l’on s’asseye autour d’une table pour discuter et trouver une solution. Parce que nous ne sommes pas capables de supporter la violence comme les autres pays. Je pense que ce qu’il y a lieu de faire aujourd’hui, c’est de sécuriser le vote, chaque candidat doit envoyer un représentant dans chaque bureau de vote. Je suis convaincu qu’on ne peut pas voler ces élections.