(MTM) - L’agence américaine, Millenium Challenge Corporation, a signé un accord d’aide de $ 66,2 millions sur cinq ans avec le Cap-Vert. Ce programme sera axé sur la réforme du secteur de l’eau et de l’assainissement, la gestion foncière et l’amélioration du climat des affaires.
Dans le cadre du Millénium Challenge Account (MCA), un fonds créé en 2004 par le Congrès américain et destiné à fournir une assistance à des pays pauvres, les États-Unis ont accordé, le 11 février, une aide de $ 66,2 millions sur cinq ans, afin de soutenir la réforme des secteurs de l’eau, de l’assainissement et de la gestion des terres ainsi que la croissance économique. Il s’agit du deuxième accord de ce type, le premier couvrant la période 2005-2010 bénéficiait d’une enveloppe de $ 100 millions. Cette enveloppe est gérée par le Millenium Challenge Corporation (MCC) en charge de la mise en œuvre du MCA.
Une tranche de $ 41,1 millions aidera le Cap-Vert à renforcer ses institutions de réglementation en les rendant financièrement plus saines et plus transparentes. « Cette somme contribuera à transformer les services publics en entreprises privées indépendantes et efficaces, à améliorer la qualité de l’eau et des installations d’assainissement, et à élargir la distribution de ces services à tous les foyers et commerces cap-verdiens », précise le MCC.
Une autre tranche de $ 17,3 millions sera consacrée à l’amélioration du climat des investissements, en optimisant le dispositif juridique et institutionnel afin que les données relatives aux terres soient plus fiables et que les transactions foncières se fassent de manière plus efficace, tout en réduisant les coûts des enregistrements fonciers. Ce projet devrait créer environ 13 000 emplois et accroître l’aménagement immobilier et le tourisme.
Cet accord, ou « compact » comme le dénomme le MCC, succède à un premier accord pluriannuel avec le Cap-Vert qui s’est achevé en octobre 2010. Ce premier programme d’une valeur de $ 100 millions visait à rendre plus autonome l’économie capverdienne, très dépendante de l’aide étrangère, et à favoriser le développement du secteur privé.
Les efforts ont porté sur la construction de routes et de ponts pour mieux relier les citoyens aux services publics, à l’emploi, aux ports et aux aéroports. L’accord a aussi appuyé des initiatives visant à améliorer le secteur agricole, réformer celui des finances et accroître la sensibilisation au VIH/sida.
Même si l’enveloppe est moindre, l’ambassade des États-Unis au Cap-Vert a expliqué que l’archipel a obtenu le financement en raison de la grande réussite du premier « compact ».