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Afrique L’agence de régulation de la bourse nigériane va raviver la confiance des investisseurs
Publié le 22 février 2012 à 20h39

(PANA) - La Commission des valeurs mobilières (SEC) a annoncé avoir planifié plusieurs stratégies pour repositionner le marché financier cette année, après ce qu’elle a appelé une année 2011 "particulièrement difficile".

Selon la directrice générale de la SEC, Arunma Oteh, ces stratégies comprennent des mesures pour renforcer la croissance des investisseurs, encourager la cotation de secteurs essentiels et traiter en priorité la gouvernance des entreprises.

"Une des conséquences du repli du marché en décembre 2011 est qu’en 2012, redonner confiance aux investisseurs sera notre principal objectif. Nous sommes conscients que certains investisseurs ne se sont pas encore remis des pertes qu’ils ont subies du fait de la crise financière", a déclaré Mme Oteh aux journalistes à Lagos, mardi lors d’un point de presse sur les activités de l’agence de régulation en 2011 et les prévisions pour 2012.

"Nous lançons une vaste campagne de sensibilisation des investisseurs, de renforcement de la réglementation et de sanction des manquements dans le cadre de notre effort pour rassurer les investisseurs locaux et internationaux sur le fait que nos marchés sont transparents et performants", a-t-elle déclaré.

Pour un marché qui a perdu 70 pour cent de sa valeur en moins d’un an, retrouver la confiance des investisseurs ne devrait pas être aisé, selon les analystes.

Mais la directrice de la SEC s’est déclarée confiante qu’avec la mise en place des mécanismes nécessaires, le marché allait rebondir cette année. Elle a exprimé sa confiance dans les diverses potentialités de l’économie nigériane.

Notre taux de croissance économique est supérieur à 7%, nous avons une très grande population, les terres sont si fertiles que tout ce que l’on plante pousse. Le secteur minier reste inexploité ; le gaz n’est pas complètement exploité.

"Il y a des opportunités d’investissement énormes dans le secteur de l’énergie. Une fois que le problème énergétique sera résolu, vous pouvez imaginer les perspectives de développement économique. En ce qui me concerne, il est temps de revenir au marché. Ainsi, si les recettes sont peu importantes pour l’instant, les perspectives sont énormes. J’encourage les investisseurs à profiter de ces opportunités offertes par notre économie", a déclaré Mme Oteh.

Dans un pays de 160 millions d’habitants, il est estimé que seulement cinq millions d’entre eux, soit environ 3% de la population totale, sont acteurs de ce marché.

Mais pour cette année, la SEC a annoncé une série de mesures pour encourager la particpation des investisseurs nigérians.

Une de ces initiatives est de trouver des moyens plus innovants d’instaurer une culture de l’épargne et de l’investissement, tout en encourageant la participation des Nigérians à travers des mécanismes institutionnels comme les fonds communs de placement et les programmes d’investissement collectif.

"En 2012, nous espérons attirer sur les marchés les entreprises opérant dans des secteurs peu représentés sur notre marché financier. Parmi ces dernières, celles du pétrole et du gaz, des télécommunications et de l’agriculture, ainsi que les petites et moyennes entreprises", a déclaré le patron de la SEC.

Mme Oteh a qualifié 2011 d’année la plus difficile pour le secteur boursier. Elle a attribué cette situation à plusieurs facteurs, dont la précarité de l’économie mondiale, en particulier le déclassement du crédit américain et la crise de la zone euro, la crise bancaire qui a entraîné la nationalisation de trois banques, les problèmes de sécurité post-électorale et l’apathie des investisseurs.

 
 
 
 
   
 
 
 
 
 
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