LE SOLEIL- Mention spéciale à la synergie des agences et à la Cncas, sans lesquelles le Sénégal n’aurait pas participé au Salon international de l’agriculture de Paris, 46è édition. Cet avis, partagé par tous les participants avec les ministres de l’Agriculture et de l’Elevage présents à Paris, montre combien la crise a affecté cette année l’économie. Quant à la Goana, elle a été fêtée à la devanture du Pavillon Sénégal.
Année de crise financière et de défis, 2009 marquera une page nouvelle de la participation du Sénégal aux foras internationaux. Car, en dépit de l’importance accordée par les autorités au Salon international de l’agriculture de Paris et malgré les moissons de la Goana étalées en vedette, il a fallu batailler ferme pour faire bonne figure. Le pari est tenu et ceux qui ont fait le déplacement, les sociétés publiques, les agences et les privés présents, ont mis les petits plats dans les grands sur deux pavillons, pour accueillir, à l’ouverture ce samedi 21 février, les deux ministres Amath Sall et Oumou Khaïry Guèye Seck, chargés respectivement de l’Agriculture et de l’Elevage, en attendant l’arrivée celui du Commerce, Mamadou Diop « Decroix ». A l’issue d’une visite au pas de course et de rencontres avec de hautes autorités françaises dont son homologue Michel Barnier (hier), Amath Sall a d’abord salué l’accroissement de l’espace loué par le Sénégal (250 m2), signe d’engouement accru et où la diversité des produits n’est pas le moindre atout.
Pour le ministre, l’autre élément marquant, c’est leur qualité qui était acquise, mais aussi le soin mis dans l’amélioration des emballages qui, comme outils de marketing, sont le gage de la pénétration des marchés. Car, dira-t-il, « il faut certes produire, mais aussi commercialiser ».
Il s’est surtout appesanti sur le « partenariat gagnant » noué par les producteurs avec l’Adpeme, l’Asepex et le Pdmas qui ont travaillé en parfaite synergie pour encadrer des structures privées, comme les transformatrices encore très visibles à côté des entreprises du secteur agricole traditionnellement présentes (Cosec, Saed, Sodagri, Soena, etc.). Paradoxe de cette édition, alors qu’une mention particulière a été faite en direction de la Caisse nationale de crédit agricole du Sénégal (Cncas), le sponsor leader sans lequel il y avait de fortes chances que le Sénégal ne fût pas présent au Sia, selon Diossy Santos, le Daps promu commissaire de l’exposition, tous ont regretté la non-participation de la Chambre de commerce d’industrie et d’agriculture de Dakar (voir par ailleurs).
Mieux, parallèlement à la présence remarquée de Tse ou de la Soena, tous les visiteurs continuent de se demander où sont passées les grandes entreprises, comme Suneor, la Novasen et la Soca. Malgré tout, la vedette de la présente édition, la Goana, affiche ses records et ses ambitions pour la réalisation de l’autosuffisance en riz d’ici 2012, si le rythme actuel est maintenu. C’est, en tout cas, la conviction fortement défendue tant par le ministre Amath Sall que par Seyni Ndao, le Ddar de la Saed, présent aux côtés du directeur général de l’Arm, Mbaye Kébé et de son directeur de l’exploitation, Oumar Samba Ndiaye.