Hors du business, il faut noter le cas atypique d’une Sénégalaise établie
dans le pays depuis plus de vingt ans. Alimatou Sall, de la famille
de Serigne Abass Sall de Louga. Une jeune dame, la quarantaine,
spécialiste des sciences coraniques, qui ne vit que par et pour le
Coran. En dehors de son travail d’enseignement du Coran à
l’Université privée d’excellence de Sharijah, elle s’active surtout dans l’humanitaire
avec une ONG religieuse qui construit des mosquées, finance et entretient
un orphelinat, assiste des écoles coraniques… Avec un engagement personnel
tellement désintéressé qu’elle force l’admiration. Elle y a trois frères, des imams
officiant dans les mosquées et recrutés par le gouvernement local.
La plus grande préoccupation de Mme Sall, ce sont les voies et moyens de
réduire, voire éradiquer la mendicité au Sénégal. Elle cherche des financements
de Waqf ou l’acquisition de patrimoine immobilier dont les revenus locatifs permettront
de prendre en charge les frais de fonctionnement de l’orphelinat et des
daaras. A terme, elle veut mettre en place une variante des « Cases des toutspetits
» qui prend en charge l’enfant nécessiteux de 6 mois à 25 ans. Jusqu’après
ses études universitaires et lui financer son mariage avant de le libérer. Pour se
dire qu’au finish, on a contribué à construire le destin d’un homme. Du berceau
au mariage. Ou de l’utopie à la réalité. Choukran yâ Sayyidâti !