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REUSSIR N°13 OUMAR NDIAYE : Un portraitiste
Publié le 1er juillet 2007 à 1h50

Si vous voyez un jour le portrait réussi d’une personnalité politique ou d’un patron dans son bureau, ça peut ne pas toujours être une photographie. Il se peut fort bien que ce soit l’artiste Oumar Ndiaye qui soit passé par là. Le portrait, notre bonhomme en connaît un bon bout. Son coup de crayon est souvent un chef d’oeuvre. Aussi, est-il l’un des plus grands portraitistes du pays. Oumar Ndiaye, il s’appelle. Il se définit comme un « professionnel de l’art ». Cause ou conséquence, notre artiste semble transfiguré tant il est ébloui par le Beau. Après son bac au lycée Blaise Diagne, et guidé par sa passion, il fera un passage à l’Ecole des Beaux Arts. « L’artiste peintre est un peu figé. Et un professionnel de l’art est justement quelqu’un qui a un regard assez profond sur tout ce qui est beau et esthétique ». Evidemment, il parle un peu de sa différence ou de la différence entre ses oeuvres et la peinture. Et puis, c’est un passionné. « Je suis passionné par ce que font les gens. Et quelque part, je me dis que s’il y a quelqu’un qui fait du bien pour son pays ; cette personne, il faut la représenter quelque part. Moi, je le fixe sur une toile ou dans ma tête ». Soit une forme de reconnaissance. Son « livre d’or » (comme il le dit affectueusement) que nous avons parcouru, à travers les témoignages des personnalités de la vie publique, renseigne sur comment il est fasciné par eux. Ils sont ministres, ambassadeurs, avocats, directeurs de société, journalistes (même notre BDW) etc., tous y sont. Est-ce pour cela qu’il refuse le titre d’artiste au profit de celui de professionnel de l’art ? Dans les années 80, son chef d’oeuvre lui avait ouvert les portes du bureau du tout-puissant Jean Colin, devenu après un ami. Il soutient qu’une des ses oeuvres portant sur « Gorée et l’Esclavage », commandée par la Présidence, sous Diouf, s’est retrouvée à l’Académie française lors de la commémoration de l’abolition de l’esclavage. Il a à son actif plus d’une centaine de tableaux. Celui qui l’a le plus marqué ? « Mon premier oeuvre, un enfant un peu pensif. Il a fait presque le tour du monde parce que des Américains et autres m’ont demandé de le reproduire ». Enfin, M. Ndiaye rend hommage à Sembène Ousmane, « cet homme de culture et de refus qui a porté haut le flambeau du cinéma africain ».

 
 
 
 
   
 
 
 
 
 
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