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Sénégal - SECTEUR DES TIC : Les professionnels souhaitent un partenariat fort avec l’Etat
Publié le 10 juillet 2009 à 15h50

Le Soleil - Avec une contribution de 7% au Pib sénégalais, le secteur des Technologies de l’information et de la communication (Tic) mérite d’être pris en charge. Les professionnels du secteur invitent l’Etat à mieux les impliquer dans les grands projets gouvernementaux. C’est même pour certains une question de sécurité nationale.


Secteur à fort potentiel de croissance et de génération de richesses, les Technologies de l’information et de la communication contribuent environ 7% du produit intérieur brut. Et dans le cadre de l’atteinte des objectifs du millénaire pour le développement (omd), ce taux sera fixé à 15% entre 2011 et 2015. Papa Nalla Fall, vice-président du conseil national du patronat (Cnp), pense qu’accorder une plus grande attention au secteur des télécommunications est une question de sécurité nationale. Il a fait cette affirmation hier, lors du séminaire sur le « partenariat public-privé dans le secteur des technologies de l’information et de la communication ». Une journée d’échanges et de concertation organisée en partenariat avec la fondation konrad Adenauer et l’Organisation des professionnels des technologies de l’information et de la communication (Optic). Selon Pape Nalla Fall, le secteur contribue de façon significative au Pib sénégalais et que les investissements dans les Tic produisent de petites et moyennes entreprises génératrices d’emplois et de revenus. Cela amène ce dernier à dire que : « les enjeux des technologies de l’information et de la communication sont économiques, financiers, culturels et sociaux ».

Toutefois, malgré cette importance du secteur dans l’économie nationale, les professionnels continuent à déplorer son non implication dans les projets gouvernementaux. Pour Antoine Ngom, président de l’Association des professionnels des technologies de l’information et de la communication (Optic), malgré sa capacité d’innovation, ses ressources de qualité et un marché potentiellement important, les professionnels des Tic attendent plus de l’Etat. « Nous cherchons un partenariat fort avec l’Etat pour une forte implication du secteur privé local dans les projets Tic, pour faire évoluer l’environnement, la réglementation et le processus de libéralisation effective », a rappelé M. Ngom.

Le ministre des Tic et des télécommunications, Abdourahim Agne soutient quant à lui qu’il faut accompagner le secteur privé national sur lequel le gouvernement attend énormément de choses.

Il estime par ailleurs que du point de vue de la définition des orientations et des politiques, le gouvernement s’accorde parfaitement avec ce secteur et qu’il faudrait que dans la réalisation des marchés et autres activités que les privés sentent davantage la présence de l’Etat et son soutien.

Maguette Ndong



 
 
 
 
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