REUSSIR- En vue de prévenir les brouillages préjudiciables entre les fréquences radioélectriques, six pays de l’Afrique de l’Ouest sont en conclave à Dakar du 18 au 20 août, pour valider le document portant cadre de coordination et de partage des fréquences aux frontières terrestres et maritimes.
Suite à la première réunion de coordination des fréquences regroupant certains pays de l’Afrique de l’Ouest, tenue les 29 et 30 juillet 2008 à Dakar, l’Agence de Régulation des Télécommunications et des Postes (ARTP) accueille une réunion de validation du document portant cadre de coordination et de partage des fréquences aux frontières. Une rencontre qui se tient jusqu’au 20 août, voit la participation d’experts venus du Cap-Vert, de la Gambie , de la Guinée Bissau , de la Guinée , du Mali, de la Mauritanie et du Sénégal. Selon M. Lamine Dial, Secrétaire général de l’ARTP, représentant le directeur général empêché, le projet de document cadre élaboré par l’ARTP vise à définir les conditions de coordination et de partage des fréquences radioélectriques dans les zones frontalières et maritimes en Afrique pour les services de Terre comprises entre 87,5 MHz et 30 GHz. Il s’agit aussi d’après M. Dial, en conformité avec l’article 6 du règlement des radiocommunications, de prévenir les brouillages mutuels préjudiciables entre les réseaux établis au Cap-Vert, en Gambie, en Guinée, en Guinée Bissau, au Mali, en Mauritanie et au Sénégal. « Aujourd’hui, dira t-il, il n’est plus à démontrer que le spectre des fréquences radioélectriques est une ressource limitée, d’autres diront qu’elle est rare ; en tout état de cause, elle est précieuse et utilisée pour diverses formes de communication ». Les fréquences radioélectriques étant destinées à une large gamme d’utilisations commerciales et publiques et, du fait que toutes les utilisations ne peuvent être assurées de façon illimitée, il est suggéré de gérer et de coordonner ces différentes applications pour éviter les bouillages des signaux. Malgré le fait que bon nombre de ces pays disposent d’un système de gestion et de contrôle du spectre, des problèmes pratiques se posent souvent dans le domaine de la coordination multilatérale aux frontières.
C’est ce qui explique, la tenue de ces genres de rencontres entre professionnels des pays membres de l’espace, pour échanger et mettre en place un cadre unique pour la coordination des fréquences au niveau des frontières.
Notons qu’à la suite de l’examen du document portant cadre de coordination et de partage des fréquences, les participants vont se pencher sur la synergie et la coopération en matière de gestion et contrôle des fréquences, dans ces différentes étapes, avant de procéder à la signature du document cadre.
Babacar SOW