Encore une fois, les membres du très select HEC Executive Club, tous des top managers,
sous la houlette de leur président Abdoul Mbaye, se sont réunis le 11 juillet dans
le cadre enchanteur de la salle Espadon de l’hôtel Savana. Bercés par la brise marine,
ils ont attentivement suivi un cours ex-cathedra délivré par Hubert Guillon,
Responsable de l’Executive Coaching de HEC. Qui est qualifié de « véritable institution
en matière de coaching et de coachs dans le monde de l’entreprise ».
C’est quoi alors le
coaching ? Selon
M. Guillon, « c’est
un accompagnement per -
sonnalisé qui renforce l’au -
tonomie et la développe -
ment des talents dans l’en -
treprise. Indispensable au
développement des perfor -
mances, qu’il soit managé -
rial, organisationnel ou stra -
tégique, le coaching aug -
mente la capacité d’adap -
tation. Véritable générateur
de réussite, il favorise la
prise continue de nouvelles
responsabilités ».
M. Guillon commencera
par dire que le coaching est
un marché qui est entré
dans sa phase de maturité
parce que générant pas
moins de 130 millions
d’euros de chiffres d’affaires
annuel en France. Pour un
effectif de 3500 coachs dont 500 au mois
l’exercent à temps plein. Pourquoi un
aussi rapide développement d’un phénomène
pour le moins récent ? Pour le
conférencier, avec la globalisation des
échanges, le monde actuel est pris
comme dans un tourbillon de vitesse de
l’information et de rapidité des changements.
Etre dirigeant aujourd’hui, c’est
être un acteur du changement, être obligé
de zapper entre différents modes de fonctionnement.
Obligé de manager une réalité
interne, l’Entreprise et une réalité
externe, l’Environnement, marquées par
l’incertitude et la complexité. Pour lui,
« manager aujourd’hui, c’est gérer la com -
plexité ». Avec une ambivalence irréductible,
être à la fois aux commandes et
contrôler. Le dirigeant devient peu à peu
un personnage paradoxal. Plus son niveau
de responsabilité est élevé, plus les autres
vont fantasmer sur lui, « il doit tout savoir ».
Plus, il lui sera difficile de montrer une
quelconque incapacité.
Aussi, pour aider les dirigeants et managers
à mieux agir sur les enjeux de l’entreprise
par la réalisation de leurs propres
objectifs, naquit et se développa le phénomène
du coaching managérial. Afin de les
aider à prendre conscience de leur impact
personnel sur l’environnement et comment
optimiser cette influence. S’adapter
aux changements et mutations. Développer
une capacité de dépassement d’une
situation, surtout en période de crise.
Améliorer le fonctionnement de ses
équipes. Bref, un accompagnement stratégique
chaque fois que de besoin.
Ainsi, le coaching est un processus d’intégration
qui prend en compte la personnalité
du manager dans un contexte spécifique.
Avec différents types. Du coaching
de soutien à celui de crise en passant
par les coaching de changement ou
de performance.
Après la signature du contrat, place à la
séance de coaching proprement dite. Qui
commence par un diagnostic personnel
privilégiant l’art d’un questionnement
maïeutique et d’une écoute active empathique.
Ensuite, c’est l’examen du contexte
organisationnel. Avec un focus sur les
priorités de l’entreprise, les stratégies et
objectifs de développement, les leviers et
freins institutionnels. Bref, auditer la culture
organisationnelle et managériale de
l’entreprise.
Il faut préciser qu’un bon coaching dure
en moyenne 6 à 8 séances d’environ 3
heures, réparties sur une période de 6 à
12 mois. Avec des coûts de l’ordre de
7000 à 12 000 euros pour tout le programme.
Dans tous les cas de figure, le coaché
s’attend à une amélioration de ses capacités
relationnelles et de son influence personnelle
sur l’environnement de travail.
L’optimisation de sa progression de carrière.
Une plus grande autonomie de comportement
permettant une meilleure maîtrise
de ses choix et la capacité à élaborer
ses propres solutions.
Pour l’entreprise, qui paie très cher pour
optimiser le rendement de ses hauts
potentiels, les bénéfices attendus du coaching
peuvent être multiples. D’abord,
une prise en compte efficace de la dimension
humaine. Une meilleure reconnaissance
et fidélisation des acteurs de l’entreprise.
Une culture d’entreprise tournée
vers plus de leadership et d’intelligence
collective. Enfin, c’est une réponse pertinente
à l’exigence de résultats et de maîtrise
des activités avec des indicateurs de
progrès clairement identifiables.