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Dossiers Le coaching managérial en questions ?
Publié le 1er juillet 2006 à 22h34

Encore une fois, les membres du très select HEC Executive Club, tous des top managers, sous la houlette de leur président Abdoul Mbaye, se sont réunis le 11 juillet dans le cadre enchanteur de la salle Espadon de l’hôtel Savana. Bercés par la brise marine, ils ont attentivement suivi un cours ex-cathedra délivré par Hubert Guillon, Responsable de l’Executive Coaching de HEC. Qui est qualifié de « véritable institution en matière de coaching et de coachs dans le monde de l’entreprise ».

C’est quoi alors le coaching ? Selon M. Guillon, « c’est un accompagnement per - sonnalisé qui renforce l’au - tonomie et la développe - ment des talents dans l’en - treprise. Indispensable au développement des perfor - mances, qu’il soit managé - rial, organisationnel ou stra - tégique, le coaching aug - mente la capacité d’adap - tation. Véritable générateur de réussite, il favorise la prise continue de nouvelles responsabilités ». M. Guillon commencera par dire que le coaching est un marché qui est entré dans sa phase de maturité parce que générant pas moins de 130 millions d’euros de chiffres d’affaires annuel en France. Pour un effectif de 3500 coachs dont 500 au mois l’exercent à temps plein. Pourquoi un aussi rapide développement d’un phénomène pour le moins récent ? Pour le conférencier, avec la globalisation des échanges, le monde actuel est pris comme dans un tourbillon de vitesse de l’information et de rapidité des changements. Etre dirigeant aujourd’hui, c’est être un acteur du changement, être obligé de zapper entre différents modes de fonctionnement. Obligé de manager une réalité interne, l’Entreprise et une réalité externe, l’Environnement, marquées par l’incertitude et la complexité. Pour lui, « manager aujourd’hui, c’est gérer la com - plexité ». Avec une ambivalence irréductible, être à la fois aux commandes et contrôler. Le dirigeant devient peu à peu un personnage paradoxal. Plus son niveau de responsabilité est élevé, plus les autres vont fantasmer sur lui, « il doit tout savoir ». Plus, il lui sera difficile de montrer une quelconque incapacité. Aussi, pour aider les dirigeants et managers à mieux agir sur les enjeux de l’entreprise par la réalisation de leurs propres objectifs, naquit et se développa le phénomène du coaching managérial. Afin de les aider à prendre conscience de leur impact personnel sur l’environnement et comment optimiser cette influence. S’adapter aux changements et mutations. Développer une capacité de dépassement d’une situation, surtout en période de crise. Améliorer le fonctionnement de ses équipes. Bref, un accompagnement stratégique chaque fois que de besoin. Ainsi, le coaching est un processus d’intégration qui prend en compte la personnalité du manager dans un contexte spécifique. Avec différents types. Du coaching de soutien à celui de crise en passant par les coaching de changement ou de performance. Après la signature du contrat, place à la séance de coaching proprement dite. Qui commence par un diagnostic personnel privilégiant l’art d’un questionnement maïeutique et d’une écoute active empathique. Ensuite, c’est l’examen du contexte organisationnel. Avec un focus sur les priorités de l’entreprise, les stratégies et objectifs de développement, les leviers et freins institutionnels. Bref, auditer la culture organisationnelle et managériale de l’entreprise. Il faut préciser qu’un bon coaching dure en moyenne 6 à 8 séances d’environ 3 heures, réparties sur une période de 6 à 12 mois. Avec des coûts de l’ordre de 7000 à 12 000 euros pour tout le programme. Dans tous les cas de figure, le coaché s’attend à une amélioration de ses capacités relationnelles et de son influence personnelle sur l’environnement de travail. L’optimisation de sa progression de carrière. Une plus grande autonomie de comportement permettant une meilleure maîtrise de ses choix et la capacité à élaborer ses propres solutions. Pour l’entreprise, qui paie très cher pour optimiser le rendement de ses hauts potentiels, les bénéfices attendus du coaching peuvent être multiples. D’abord, une prise en compte efficace de la dimension humaine. Une meilleure reconnaissance et fidélisation des acteurs de l’entreprise. Une culture d’entreprise tournée vers plus de leadership et d’intelligence collective. Enfin, c’est une réponse pertinente à l’exigence de résultats et de maîtrise des activités avec des indicateurs de progrès clairement identifiables.

 
 
 
 
   
 
 
 
 
 
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