(African Manager) C’est officiel, le nouvel opérateur téléphonique, universel, Orange Tunisie, lancera son nouveau réseau 3G, le 4 février 2010. Pour l’instant, le nouvel opérateur n’aurait conclu aucun accord avec les deux opérateurs existants (Tunisiana et Tunisie Telecom) et devrait donc démarrer sur réseau propre.
Cela ne l’empêchera cependant pas d’être joignable sur le reste des réseaux, les accords d’interconnexion, étant déjà acquis par la signature même du contrat de licence. Orange Tunisie, est certes obligé d’assurer un taux de couverture de 60 % de la population au bout des trois premières années de son existence, mais il ne démarrera (par ailleurs comme le reste des opérateurs à leurs débuts) que sur les principales grandes villes du pays, sûrement le Grand Tunis, certainement Sousse et peut-être Sfax. Il ne devrait ainsi atteindre, lors de sa première année d’existence, que 30 % de taux de couverture, mais s’assure quand même une présence dans de grandes villes côtières à haut potentiel de consommation. Il faudra, avant tout cela, que le nouvel opérateur, puisse dépasser toutes les tracasseries dont il ferait encore l’objet, de la part de l’administration locale, notamment pour ce qui concerne les autorisations de déploiement de son réseau. Pour être opérationnel à la date du 4 février prochain, Orange Tunisie a déjà recruté plus de 150 personnes et en serait déjà à quelque 400 salariés. Et pour assurer une commercialisation optimale et un service après-vente, digne d’un nouvel opérateur, Orange Tunisie met les dernières touches à un réseau propre de magasins de vente. Il n’en comptera pas moins sur les réseaux partenaires qui devraient être d’un grand appui pour le nouvel opérateur. La concurrence quittant obligatoirement, avec sa prochaine entrée en fonction, le domaine de l’exclusivité, les réseaux de distribution devraient en effet devenir de plus en plus multicartes et offriront tous les réseaux à leurs consommateurs.
On sait déjà qu’Orange Tunisie aura les préfixes 30 et 50, l’un d’eux sera dédié à son réseau fixe. On croit à ce propos savoir que le nouvel arrivant sur le marché des télécommunications (déjà presque saturé par les plus de 9 millions de lignes entre TT et Tunisiana et où l’enjeu sera presqu’exclusivement focalisé sur la migration), s’avance vers un réseau fixe sans fil. La technologie ne lui est pas étrangère, Orange qui est Divona pour sa partie tunisienne, disposant déjà d’un réseau Wimax déjà opérationnel. Ce nouveau produit, qui devra nécessiter un accord de dégroupage, devrait lui permettre d’attaquer la clientèle des entreprises, grandes consommatrices de télécommunication et pour qui, le lien entre voix, fixe et mobile et données est très important et source de gains.
On sait, à ce stade des préparatifs du nouvel opérateur 3G, peu, sinon très peu de choses, sur les nouveaux services d’Orange Tunisie. On sait, pour autant, qu’il devrait démarrer (concurrence de Tunisiana oblige) avec le décompte à la seconde. On sait aussi que ses tarifs ne seront pas plus chers que ceux de la concurrence, mais seraient même un peu moins chers, sans pour autant aller jusqu’à casser les prix.
Les nouveaux prix d’Orange Tunisie donneront le ton de la nouvelle concurrence qui devra ainsi se faire sur ce marché, comme mentionné plus haut, presque saturé en nombre d’abonnés. Il faut se rappeler, à ce propos et pour le croire, l’effet de l’arrivée de Tunisiana sur le marché des télécommunications et sur les tarifs des appels, cassant presque le marché de Tunisie Telecom après un temps où il était nécessaire d’avoir la signature du ministre pour avoir accès à une ligne GSM.
Orange, en tous cas, ne compterait pas que sur les prix, pour « se faire une place au soleil » sur le marché tunisien. Elle annonce déjà la prochaine commercialisation, théoriquement et normalement dès le 4 février prochain, de l’iPhone, ce portable tactile aux neuf mille applications. Comme c’est actuellement le cas pour le BlackBerry de Tunisie Telecom, l’iPhone sera vendu dans un package voix et données. On espère seulement, et même si l’iPhone restera un produit d’élite, que son prix ne sera pas aussi prohibitif que celui de son concurrent.