Dans la semaine du 17 au 20 mai, les amateurs
d’art ont pu visiter une fascinante exposition sur
le Sénégal au siège de l’Unesco. Tous ceux qui ont
fait le déplacement ont pu revisiter, sentir, admirer,
entendre et toucher le riche patrimoine culturel
sénégalais à travers les nombreux oeuvres.
Cette exposition est un
véritable voyage dans
les méandres de la culture
sénégalaise qui débute sur
le cinéma sénégalais depuis sa
naissance en 1955 avec
(Afrique sur Seine) jusqu’au
dernier film de Ben Diogaye
(Un amour d’enfant). A travers
les longs et courts-métrages,
divers thèmes ont été mis en
images et racontent l’histoire
quotidienne des Sénégalais ballottés
entre traditions et modernité.
Ensuite, cap sur l’exposition
de peinture portant la
signature de prestigieux peintres
et sculpteurs sénégalais qui
donne une grande ouverture
vers l’autre à travers une valse
de couleurs. Les tapisseries
sénégalaises des Arts décoratifs
ont également capté le regard
des nombreux visiteurs. La
peinture sous verre a été également
à l’honneur. Mais l’exposition
des photos sur la coiffure
traditionnelle a surtout retenu
l’attention, car on découvre
que la coiffure est une véritable
mode de communication qui
peut renseigner sur
l’appartenance
ethnique,
le rang social, le statut
matrimonial, etc.
L’exposition de la production
littéraire sénégalaise a permis
de mesurer la richesse et l’apport
de la pensée sénégalaise
dans l’évolution du monde et
des idées. Les oeuvres des tisserands,
des teinturières, des photographes
amateurs, des bijoutiers,
des cordonniers, stylistes
et autres musiciens et comédiens
ont permis de mesurer les
multiples facettes de la culture
sénégalaise.
Madame Fatou Niang Siga,
l’auteur Saint-louisien, innove.
Après la publication de ses
ouvrages Reflets de modes et
traditions Saint-louisiennes,
Saint-Louis du Sénégal et sa
mythologie, Costume Saintlouisien
sénégalais d’hier à
demain, elle vient de produire
un Dvd de 12 mn sur la
Coiffure sénégalaise d’hier à
aujourd’hui avec le soutien de
l’Agence de l’informatique de
l’Ztat (ADIE).