La quatorzième édition du Festival de
jazz de Saint-Louis s’est déroulée du 31
mai au 3 juin dernier marqué par une
manifestation très populaire sur la Place
mythique de Faidherbe.
La 14e édition du Festival Saint Louis jazz a vécu
et comme chaque année, on a noté des innovations,
mais aussi un certain nombre de couacs. Le
comité d’organisation a été confronté à un certain
nombre de contraintes et heureusement l’appui conséquent
du Président de la République a constitué une
véritable bouffée d’oxygène. La Francophonie a tenu à
rendre un vibrant hommage au défunt poète, homme de
culture Léopold Sédar Senghor par la voix de Yandé
Codou Sène et sa troupe. On a noté également la promotion
de nombreux artistes nationaux comme Ablaye
Cissokho, Malouida. Les amateurs de la bonne musique
ont pu en savourer en compagnie d’illustres professionnels
comme A rchie Shepp, Herbie Hancock, Jo e
Zawinul, David Murray, Rhoda Scott, Femi Ku t y,
Gilberto Gil, Doudou Ndiaye Rose… Parmi les couacs,
on peut relever la mauvaise qualité du son, les retards
dans les démarrages des concerts et l’absence de communication.
Il convient de souligner que l e Festival de jazz a été
initié en 1991 par un groupe d’amis dénommé Initiative
pour un Fe s t ival de jazz de Saint-Louis. Depuis lors,
beaucoup d’eau a coulé sous le pont. Sa première édition
remonte en 1992, et c’est en 1993 que cela a commencé
à devenir un événement crucial, marqué
par l’organisation de l’ancien Centre
Culturel Français qui avait fait venir
Archie Shepp, Roy Haines et le trio
Louis Sclavis. Après quatorze éditions,
le festival bien que
connaissant des difficultés dans
son organisation, sa progra mmation
et son plan d’action
reste un événement de taille
pour le développement culturel,
touristique et économique
de la ville de Saint-Louis. Bref un
lieu de rencontre et de brassage
culturel à sauvegarder et pérenniser à
tout, pour le plus grand bonheur de tous.