Vivez en quasi simultané le voyage de Minielle Tall au Danemark, pour assister à la conférence de Copenhague.
22 activités tenues dans 8 salles différentes
orchestrées par 600 bénévoles
pour plus de 2000 visiteurs par jour
A coup d’expositions photos, de présentations vidéos, d’animations de stands et de conférences, le DGI-Byen (se prononce di ji aïe buine) est depuis aujourd’hui le temple du savoir écologique du centre de la ville de Copenhague.
Situé non loin de la gare centrale sur l’île de Copenhague (contrairement au lieu de tenue de la COP 15 qui est en dehors de la ville), ce centre abrite depuis hier le Klimaforum 09, qui se veut être une activité parallèle à la COP 15 mais ouverte au public (la COP est réservée aux membres accrédités des pays membres).
Ouverture ! C’est donc le maître mot de cet événement qui a su réunir des communautés de partout de l’Afrique (Kenya, Cameroun, Bénin…) à l’Amérique du Nord (Canada, Etats-Unis, Alaska) et du Sud (Brésil, Mexique …) en passant par l’Asie (Sri-lanka, Pakistan…) afin que tous puissent apprendre les uns des autres et que les modèles et stratégies les plus probants (d’adaptation et d’atténuation) soient peut-être repris pour être répliqués dans d’autres parties du Monde.
Les habitants de Copenhague ont donc répondu à cet appel et c’est en famille, entre amis ou seuls qu’ils sont venus rencontrer ces gens d’ailleurs (mais aussi d’ici) qui ont quelques choses à partager et peut-être à leur apprendre sur l’environnement et les changements climatiques en particulier.
Les activités étaient divisées en section :
La zone Rouge : salon de discussions
La zone Verte : lieu de conférences
La zone Marron : salon de discussions
La zone Bleue : salon de discussions
La zone Pourpre : lieu d’expositions
La zone Orange : lieu de conférences
La zone Grise : salon de discussions
Dans la zone pourpre à laquelle j’étais assignée, près de 20 stands (de taille variable) ont été recensés. D’origines diverses, tous les exposants ont répondu présents et ont tenté de retenir l’attention d’un public composé de jeunes (une sortie de classe a été organisé par un lycée) et de personnes d’âge plus mûr (des retraités). Parmi les activités les plus marquantes, il y a celle du MeshWork, un réseau d’experts et de practiciens qui se proposent de régler, d’ici la fin du Klimaforum09, en partie la question en proposant des solutions émanant des peuples.
Partant en effet du constat que les négociations politiques font trop souvent fî des préoccupations des communautés et des peuples en généra l, ce groupe appelé le 2020 (en clin d’œil à l’horizon 2020 d’ici lequel les émissions de CO2 devraient avoir été réduites de 50% par rapport à 1990), compte organiser, tous les jours, des séances de brainstorming en organisant les participants en plusieurs groupes répondant chacun à un enjeu climatique.
En estimant que nous sommes tous une pièce du puzzle (climatique), ce groupe invite les acteurs présents à la conférence à venir présenter leur pièce du puzzle pour dégager (ensemble) la perspective globale.
En lire plus sur : www.2020climatesolutions.org
The Earth Journalism Awards
A l’initiative d’internews , une organisation médiatique, qui a récemment lancé une compétition pour la sélection du meilleur reportage sur le Climat (disponible en anglais essentiellement semble-t-il), THE EARTH JOURNALISM AWARDS s’est invité au Dgi Buyen afin d’inciter les visiteurs du Klimaforum09 à voter pour le meilleur reportage.
Phoebe, qui est bénévole pour Internews, nous explique que sur près de 150 soumissions, 15 seulement ont été retenues (7 sur des thématiques régionales et 8 sur des thématiques plus locales). Ces candidats du Kenya, des Etats-Unis, du Brésil, du Pakistan, d’Australie, d’Erythrée, des Emirats Arabes Unis, de Papua Nouvelle Guinée, de Singapore, du Liban, de Macédoine,… ont été invités à se rendre eux aussi à Copenhague et seront départagés par un vote du public.
En lire plus sur : http://awards.earthjournalism.org
Toutes ces activités ont eu lieu au niveau de la zone Pourpre, le lieu d’expositions. Dans d’autres parties du Centre, des discussions et des conférences ont eu lieu.
De 10 heures à Minuit, des discussions autour de thèmes comme la Destruction de la forêt amazonienne et le changement climatique, les ramasseurs d’ordures s’organisent pour s’adapter au changement climatique par des activités de recyclage ou sur la Justice comme devant faire partie du débat sur le Climat, ou encore sur la Consommation durable, ou l’émergence d’un leadership mondial par la société civile ou sur la perspective des femmes par rapport à l’énergie nucléaire … sont autant d’activités qui ont été organisées à l’intention du public. En fin de soirée, des films ont été diffusés pour permettre aux visiteurs, même en toute fin de journée, de ne pas perdre le fil… climatique !
Minielle Tall