Content on this page requires a newer version of Adobe Flash Player.

Get Adobe Flash player

 
 
Bientôt achetez votre magazine préféré en ligne
Inscrivez vous pour être alerté dés la disponibilité de ce service.
 
 
 
Environnement Carbon Polémik
Publié le 17 décembre 2009 à 22h48

Vivez en quasi simultané le voyage de Minielle Tall au Danemark, pour assister à la conférence de Copenhague.

Entres autres propositions agitées, celle de la taxation carbone que beaucoup considèrent comme une panacée, a été dénoncée à de nombreuses reprises par certaines organisations de la société civile présentes au Klimaforum.

Quelques voix ont en effet insisté sur le fait que cette taxe carbone était « une distraction de plus dans ce débat sur le Climat ». « La taxe carbone n’est pas une solution. Elle vise à permettre aux industriels de polluer davantage. Ce n’est pas ce que nous voulons. Nous voulons que les choses changent et pour cela nous devons exiger des puissances du monde qu’elles revoient leur façon de faire ». Voilà en quelques mots ce que le représentant malien de Via Campesina, une ong internationale, a tenu à rappeler lors de l’Assemblée des peuples qu’organisaient les ongs Jubilee South et Climate Justice Now le 13 Décembre dernier dans le Orange Hall.

Entre autres panélistes, Percy Makombe (d’Afrique du Sud) a tenu lui à rappeler que les Changements climatiques pourraient devenir une dérive idéologique de plus. « Les CC sont en train de devenir une nouvelle idéologie qui se révèle dangereuse. La propagande climatique est une nouvelle diversion dont se servent les médias pour faire oublier les réels problèmes qu’entraînent les CC. Selon cette nouvelle idéologie (que portent les médias internationaux), seuls les pays riches, mieux équipés pourront survivre. Les technologies sont pour eux la solution. Ils se trompent. »

Angela Navarro (de Colombie) quant à elle trouve inquiétant que le visage humain des changements climatiques ne serve qu’à « promouvoir des projets qui vont à l’encontre des intérêts des populations locales ». Madame Navarro estime que les réels enjeux des Changements climatiques ne sont malheureusement pas à l’ordre du jour. D’abord parce que les voix du Sud sont en fait trop faibles pour être entendues. Ensuite parce que les règles du jeu sont toujours (et Copenhague n’en est pas l’exception) dictées par les pays riches selon elle. « Il n’y a pas de réelles négociations. Nous ne voulons plus de TOP-DOWN. Il faut que tout le monde soit entendu. » Tout semble décidé à l’avance et les peuples du Sud ont la désagréable impression de n’être que des figurants. « Nous ne sommes pas des quémandeurs. Nous voulons que les pays responsables de cette catastrophe climatique reconnaissent leurs actes et les réparent. » a-t-elle conclut avant de rejoindre le Bella Center.

Une distraction donc. Les mots sont durs. Mais il est clair aujourd’hui que nous sommes loin des attentes exprimées en prélude à ce sommet historique.

Le Climat est en effet selon ces acteurs de la société civile mondiale un bien commun que certains ont surexploité au détriment des autres. Des réparations à la hauteur des dommages causés sont donc aujourd’hui attendues et Copenhague devait fournir l’occasion aux pays responsables de s’engager à régler leur dette climatique.

Mais en tournant autour du pot comme le fait la majorité des pays industrialisés et en concentrant les débats sur la taxe carbone, les pays industrialisés sont, à nouveau, en train de faire jouer leurs intérêts (propres) au détriment de ceux de TOUS.

En effet, le principe du « diviser pour mieux régner » est à nouveau à l’honneur et l’échec de Copenhague est annoncé. Le Brésil et le Congo, respectivement premier et deuxième massifs forestiers en importance sur le Globe, sont apparemment les seuls pays jugés dignes d’intérêt pour les capacités d’absorption du CO2 qu’ils pourraient offrir.

Mais que deviennent alors les autres objectifs de négociation et qu’en est-il de ces milliards d’autres qui n’ont malheureusement pas de forêts à proposer ?

Les espoirs de Copenhague sont très minces.

Plusieurs acteurs du Sud (et d’Afrique noire surtout) pensaient pouvoir obtenir au sortir de ce sommet un engagement ferme à travers la mise en place d’un fonds spécial. Mais également par un transfert de connaissances et de technologies pour aider les pays les plus démunis à s’adapter envers et contre tout.

Aujourd’hui, à un jour de la fin des négociations, aucun objectif chiffré n’a été avancé et le flou le plus complet plane sur ce sommet.

Minielle Tall

 
 
 
 
   
 
 
 
Environnement COPENHAGUE - G77
Environnement COPENHAGUE - CLOTURE
 
 
La presse africaine Les liens utiles