Bamako, Mali (PANA) - Le chef de l’Etat malien, Amadou Toumani Touré, procèdera, samedi, à la pose de la première pierre du barrage de Taoussa, situé dans le cercle de Bourem, région de Gao, au nord du Mali, a appris la PANA auprès de la présidence de la République.
D’un coût estimatif d’environ 142 milliards de francs CFA (environ 300 millions de dollars US), le projet de Taoussa a pour composantes principales un barrage et ses ouvrages annexes, une route d’accès de 130 km entre le site du barrage et Gao, via Bourem, un système électrique comprenant une centrale de 25 MW, un réseau de transport d’énergie électrique devant desservir les villes de Bourem, Gao et Bamba et des aménagements hydro-agricoles offrant la possibilité de disposer de 185 000 hectares de terres aménagées.
Taoussa, c’est aussi l’aménagement à court terme de 3 500 ha de périmètres irrigués, la construction de routes, et, sur le plan énergétique, la production de 25 MW pour alimenter la région de Gao.
Il est également prévu la production de 118 GW/an d’énergie hydroélectrique, soit 87% des 135 GW de la demande totale d’énergie dans la zone du projet.
Selon les autorités maliennes, le barrage de Taoussa permettra, dans un premier temps, de rétablir l’autosuffisance alimentaire tout au long de la Boucle du Niger, à travers la relance et l’extension de la production agricole, grâce à une plus grande maîtrise du niveau de crue du fleuve et des conditions d’inondation.
Il assurera aussi la continuité du transport entre Tombouctou et Gao, par une jonction fluviale Tombouctou - Taoussa associée à la future route Taoussa - Gao.
La réalisation de cet ambitieux projet contribuera, indique-t-on, à la réalisation des objectifs de la Stratégie accélérée de croissance et de réduction de la pauvreté et marquera un pas important dans la marche vers la sécurité alimentaire, par l’aménagement de terres.
Le projet sera également d’un grand apport dans la lutte contre la désertification et participera à la restauration de l’écosystème et à la préservation de la biodiversité.
Il permettra également une meilleure régulation du cours du fleuve Niger. La construction de ce barrage permettra concrètement de mettre en valeur 139 000 nouveaux hectares de terre en 30 ans. La zone disposera à terme de 185 000 ha aménagés.
On souligne que plusieurs bailleurs de fonds ont participé à la mobilisation des 142 milliards de F CFA nécessaires à la réalisation du projet de Taoussa.