Les Petites et Moyennes Entreprises (PME) apparaissent aujourd’hui comme des acteurs importants de la croissance économique nationale. Elles constituent un levier essentiel de lutte contre la précarité, le chômage et le sous-emploi. Cependant, leur vulnérabilité face aux chocs internes et externes affecte considérablement leur croissance et limite leur contribution à la formation du PIB. Cette vulnérabilité touche également la création d’emplois, en particulier pour les jeunes.
Majoritairement informelles, elles sont essentiellement constituées de Micro-Entreprises et Très Petites Entreprises (TPE), qui ne disposent que de très peu d’appuis financiers et techniques.
Au plan national, elles ne parviennent toujours pas à s’imposer et leur niveau d’intégration au système commercial multilatéral reste marginal en raison de leur faible compétitivité.
Au Sénégal, la PME est définie par la loi d’orientation relative à la promotion et au développement des Petites et Moyennes Entreprises qui a repris, avec quelques modifications, les définitions de la charte des PME. « La PME est toute entité physique ou morale, productrice de biens et/ou de services marchands dont les critères distinctifs reposent sur : l’effectif, le chiffre d’affaires annuel hors taxes, la transparence dans la tenue de la comptabilité, l’investissement net ».
Les PME jouent un rôle moteur dans l’économie nationale, principalement dans la création d’emplois et de richesses ; mais aussi dans la mobilisation des ressources économiques et sociales. L’Etat sénégalais considère les PME comme le moteur de la croissance, mais également comme un important levier du secteur privé dont l’impact en termes de développement a été démontré dans nombre de pays. De ce fait, beaucoup de structures d’encadrement, plus ou moins spécialisées, ont été créées afin d’assister ces acteurs importants mais fragiles. C’est le cas de l’ADEPME (Agence de Développement et d’Encadrement des PME), du CGA (Centre de Gestion Agréé), entre autres.
En chiffres, les PME représentent à elles seules prés de 90% des entreprises sénégalaises et emploient 30% des ressources humaines. Elles participent à hauteur de 25% du chiffre d’affaires et 20% de la valeur ajoutée nationale.