REUSSIR - Kevin Mullaly : "La réorientation de l’économie exigera des réformes profondes"
Pour améliorer l’environnement des affaires au Sénégal, Kevin Mullally, directeur général de l’USAID recommande au gouvernement de poursuivre les réformes.
Prenant part aux journées de l’économie sénégalaise, lancées ce vendredi, Kevin Mullally, directeur général de l’Agence américaine pour le développement international (USAID) a indiqué que les pays qui vont prendre sérieusement les réformes seront les mieux placés pour tirer une part substantielle des bénéfices qu’offre la mondialisation.
Ainsi considère-t-il, "la réorientation de l’économie pour une croissance forte exigera des réformes structurelles profondes qui doivent figurer dans les priorités du gouvernement, dans le cadre de la préparation de la prochaine stratégie de lutte contre la pauvreté".
Pour M. Mullally, "l’élimination des barrières à l’entrée, l’exploitation et la croissance des entreprises doit non seulement contribuer à attirer des capitaux étrangers, mais également aider à libérer le vaste potentiel en ressources du Sénégal".
Selon lui, le groupe des quinze pays à faible revenu a enregistré, sur la période 2006-2008, une croissance annuelle moyenne, hors pétrole de plus de 7%. Mais, le Sénégal qui appartient à ce groupe de pays, n’a pas bénéficié d’une telle embellie. Sur cette même période, la progression moyenne du Pib a été seulement de 3%.
En effet explique le directeur de l’USAID, "sur la période 2006-2008, l’aggravation temporaire des déficits publics et l’accumulation d’arriérés de paiements, n’ont pas favorisé un environnement financier stable pour la croissance".
Il ajoute :"l’enquête récente sur le climat des affaires commanditée par la Banque Mondiale, a conclu que les difficultés d’approvisionnement en énergie électrique constituaient la première contrainte identifiée par le secteur privé.
Ce constat vient confirmer l’évaluation contenue dans un autre document de la Banque Mondiale qui concluait, que sur l’année 2006, les délestages et la mauvaise qualité de l’énergie, ont contribué à une perte de 1,5 à 2 points de croissance du PIB".