(Le Républicain) - Au cours d’une conférence de presse, l’Initiative pour la transparence des industries extractives (Itie) avait signalé les difficultés qu’elle rencontrait pour mener ses activités. Et pourtant la cause défendue est noble. L’Itie mentionne : ‘’nous soulignons l’importance, pour les gouvernements et les entreprises extractives, d’assurer la transparence, ainsi que la nécessité de renforcer la gestion des finances publiques et de faire respecter l’obligation de rendre des comptes. ‘’
L’Itie croit à la nécessité d’une approche cohérente et réaliste de la divulgation des paiements et des recettes. Elle est d’avis que la divulgation des paiements dans un pays donné devrait impliquer toutes les entreprises extractives présentes au Mali. Elle souligne : ‘’ lorsque qu’il s’agit de trouver les solutions, nous considérons que toutes les parties prenantes, les gouvernements et leurs agences, les entreprises extractives, les sociétés de service, les organisations multilatérales, les organisations financières, les investisseurs et les organisations non gouvernementales doivent être impliquées ‘’.
Parmi les critères de l’Itie, on note que : ‘’tous les paiements matériels, versés par les entreprises aux gouvernements, au titre de l’exploration pétrolière, gazière, minière et toutes les recettes matérielles, reçues par les gouvernements de la part des entreprises pétrolières, gazières et minières (les recettes), sont publiées et diffusées régulièrement au grand public sous une forme accessible, complète et compréhensible. ‘’
Malgré tout, ces principes et critères de l’Itie sont encore loin d’être appliqués, puisque l’Itie se démène encore pour travailler dans un cadre favorable. Parmi les difficultés, a-t-elle indiqué, figure l’organisation, dont l’installation du secrétariat permanent dans ses propres locaux, le recrutement du personnel du secrétariat permanent, le décaissement des fonds et la finalisation de l’accord de partenariat avec la Gtz. Toutes choses qui révèlent que les industries extractives qui ne se soumettent pas aux règles de transparence ont encore de beaux jours devant elles.
Baba Dembélé