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Afrique - Tunisie-Afrique : Les entreprises italiennes entrent massivement en lice
Publié le 10 mars 2010 à 8h47

(African Manager) - S’investissant encore davantage dans la dynamique qui est la sienne visant à accroitre les opportunités de partenariat et d’affaires avec la Tunisie et les pays africains , l’Institut italien pour le commerce extérieur (ICE) a organisé, lundi, à Tunis, un séminaire sur « les opportunités d’affaires dans le secteur des infrastructures ».


Ces assises qui se sont tenues en collaboration avec la Banque africaine de développement dans le cadre du programme de soutien mis en place par le gouvernement italien pour aider les petites et moyennes entreprises « PME » italiennes à mieux connaître les opportunités d’affaires offertes par les organisations internationaux, ont enregistré une participation massive d’entreprises italiennes opérant dans le secteur de l’immobilier et du bâtiment. Il s’agissait d’informer les entreprises et les bureaux d’études italiens sur les procédures de participation aux travaux et services (fourniture de biens) ainsi que les possibilités de collaboration offertes par la BAD dans le secteur privé (projets d’investissement) dans le domaine d’infrastructure : Eau, constructions, énergie, télécommunications, transport et urbanisation du territoire.

Cette rencontre constitue, aussi, un rendez-vous important pour ceux qui sont intéressés à travailler en Afrique, particulièrement, dans les pays Subsahariens, où la BAD représente un instrument de tutelle et de garantie.

Les travaux ont été ouverts du côté italien par l’Ambassadeur d’Italie en Tunisie, Pietro Benassi et par la Directrice du Bureau ICE de Tunis, Cecilia Oliva. Ensuite de quoi, les hauts fonctionnaires et les task managers de la BAD ont fait des interventions techniques sur les modalités opérationnelles de la Banque dans les secteurs des infrastructures : eau, construction, énergie, télécommunications, transports et urbanisation du territoire.

Les représentants de la BAD, ont dans ce cadre, présenté les modalités opérationnelles de la Banque dans les secteurs des infrastructures ainsi que les projets programmés par la banque jusqu’au 2012.

Ainsi, les représentants des entreprises italiennes présentes ont appris que les marchés passés par les emprunteurs du secteur privé doivent être négociés aux conditions du marché, en tenant compte des intérêts financiers de l’Emprunteur plutôt que des intérêts de la société mère. Lorsque l’actionnaire d’un Emprunteur du secteur privé agit également comme entrepreneur de l’Emprunteur, la preuve devra être apportée à la Banque que les coûts d’acquisition sont approximativement équivalents aux estimations budgétaires et aux prix du marché, et que les conditions du contrat sont équitables et raisonnables. La Banque ne financera pas les acquisitions qui excèdent les prix du marché. Conformément aux procédures et règles de la BAD, le terme consultants désigne une vaste gamme d’entités publiques et privées : bureaux d’études, firmes d’ingénierie, maîtres d’œuvre, cabinets d’organisation et de gestion, agents d’acquisition, agents d’inspection, cabinets d’audit, agences spécialisées et autres organisations multinationales, banques d’affaires, universités, instituts de recherche, organismes publics, organisations non gouvernementales (ONG), consultants individuels. Les Emprunteurs de la Banque font appel à ces consultants pour les aider dans toute une gamme d’activités - conseil, réformes institutionnelles, gestion, services d’ingénierie, supervision de travaux, services financiers, services d’achats, études environnementales et sociales ; et identification, préparation et exécution de projets - et compléter ainsi les capacités dont ils disposent dans ces domaines.

A rappeler que la BAD a mis en place en 2009 un nouvel instrument de financement du commerce dans les pays africains à revenus faibles. Il convient de rappeler à cet égard que, lors de la réunion du Consortium sur l’infrastructure pour l’Afrique en mars dernier, l’Italie a lancé un plan d’investissement important pour le continent africain.

Le gouvernement italien compte proposer à la Banque africaine de développement un projet pilote d’infrastructure concernant les mécanismes d’évaluation des risques, afin de faciliter les capitaux privés et la création de partenariats public-privé.

« L’Italie veut que l’Afrique devienne un interlocuteur économique et industriel de poids », affirment les autorités italiennes qui ajoutent que « l’Afrique est une terre d’importantes ressources et opportunités. Il est temps à présent de considérer l’importance des projets d’investissements et de développement pour les pays sub-sahariens pour y créer des emplois et améliorer les conditions de vie ». Afin d’atteindre ces objectifs, l’Italie envisage d’augmenter ses investissements et doubler le commerce avec l’Afrique dans les trois prochaines années.

Le gouvernement du Premier ministre italien, Silvio Berlusconi, a un plan pour l’Afrique visant à apporter un soutien financier à toutes les entreprises italiennes souhaitant investir en Afrique, a-t-il été annoncé.

Le commerce entre l’Italie et l’Afrique s’élève actuellement à 37 milliards d’euros (51,8 milliards de dollars américains) par an. Les secteurs stratégiques d’investissement pour les entreprises italiennes en Afrique sont les matières premières, l’énergie, l’infrastructure, l’agriculture et le tourisme.



 
 
 
 
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