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Dossiers AVOCATS D’AFFAIRES
Publié le 1er juin 2006 à 0h23

HABIB CISSE

Avocat et esthète

L’adage qui veut qu’« aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre des années » sied bien à Maître Habib Cissé. Un avocat d’affaires international, âgé seulement de 35 ans, établi à son propre compte depuis maintenant 7 ans, dans un quartier chic de Paris et qui est considéré comme un bon professionnel. Notamment dans ses domaines de prédilection que sont le droit international et le droit du sport. Pour pouvoir exceller dans ces domaines, Maître Cissé a dû faire ses humanités à Paris 2 Assas pour le droit des affaires et à Sciences-Pô- Paris pour la finance d’entreprise et les marchés de capitaux. Il conçoit son rôle auprès de ses clients comme « celui d’un conseiller habituel qui les accompagne et veille à ce que leurs choix stratégiques, en matière d’investissement, soient juridiquement et financièrement pertinents ». D’autre part, Me Cissé avoue sa passion pour le théatre et l’opéra. Une passion qui résulte de son amour des lettres classiques. Ce qui ne l’empêche pas d’être « un adepte de la musique sénégalaise, de Youssou Ndour notamment comme tout bon Sénégalais qui se respecte. Aussi, j’éprouve autant de plaisir à écouter Don Giovanni de Mozart que Birima de Youssou Ndour » . Autre violon d’Ingres, sa petite collection de tableaux en provenance, pour l’essentiel, du Continent. Pour lui, « l’Afrique a toujours apporté beaucoup de fraîcheur et d’innocence à la peinture contemporaine. Artistiquement parlant, c’est l’un des continents les plus créatifs du moment ». Il aime aussi « beaucoup » celles qu’il appelle « les trois muses de l’artisanat sénégalais ». A savoir Aïssa Dione, Clarisse Dione et Claire Kane. Quand on veut savoir la raison de son éclectisme culturel, il relève qu’« il est dangereux d’établir un lien logique de dépendance entre ses origines géographiques et ethniques et ses goûts culturels. Le seul lien essentiel, c’est celui existant entre l’oeil, l’esprit et l’oeuvre d’art lui-même ». CQFD.

BARTHELEMY FAYE

Un crack très sobre

Beaucoup de Sénégalais se souviennent encore d’un certain Barthélemy Faye qui avait raflé plein de prix au Concours général de 1987. Dont votre serviteur faisait partie des lauréats. Ainsi, jJ’ai retrouvé Barthélemy, presque 20 ans plus tard. Un jeune homme, de grande taille, très sobre dans le port comme dans le propos, et qui a beaucoup de pudeur à parler de lui bien qu’il ait toutes les raisons pour le faire. Mais bon, à chacun son style et son tempérament. Aujourd’hui, Barthélemy est devenu un avocat d’affaires international, inscrit aux barreaux de Paris et de New York. Il officie dans un grand cabinet américain, Cleary Gottlieb Steen & Hamilton LLP, et ayant pignon sur rue, juste à côté des Champs Elysées. Dans le quartier le plus cher de Paris. Comme domaines d’activités, Maître Faye intervient notamment sur les dossiers de marchés des capitaux, dans les dossiers d’investissement internationaux, de financements de projets, de fusions-acquisitions, de privatisations et de dettes souveraines. C’est après avoir décroché obtenu une maîtrise en Droit des affaires à Paris 2 Assas et un « Master’s of lLaws » (LL.M) à la prestigieuse Yale Law School de New Haven (USA). Pourtant, Barthélemy était parti pour devenir un professionnel de la réflexion philosophiquegrand philosophe. Pour avoir fait les classes préparatoires (hypokhâgne et khâgne) comme son illustre parent sérère Senghor. Mieux, il a réussi, contrairement au président académicien, à la « fameuse » Ecole normale supérieure de la Rue d’Ulm, comme Souleymane Bachir Diagne. C’est là où sont est formées une bonne partie de l’intelligentsia française et des professionnels de la réflexion philosophique. Il y a décroché obtenu un DEA et une agrégation et un Déa de philosophie. Des diplômes qui lui ont ouvert les portes de l’enseignement universitaire en FranceUniversité, notamment à Paris X Nanterre et Aix-Marseille où il a dispensé des cours de philosophie. Avant que le Droit ne prenne le dessus et ne lui « bouffe » presque tout son temps. Heureusement qu’il en a un petit peu à consacrer, avec un groupe d’amis, à « Espace Jappo » qui, comme son nom l’indique, essaie de regrouper mettre en relation les élites professionnels sénégalaises de la Diaspora en France et ailleurs pour une meilleure connexion interaction entre elleseux. Et pour un « Jappo » mutuellement enrichissant.

 
 
 
 
   
 
 
 
 
 
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