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UEMOA Mali - Signature des accordes de partenariat économique : La résistance malienne toujours de mise
Publié le 1er juillet 2010 à 20h19

(L’indicateur Renouveau) - La signature des Accords de partenariat économique (APE) constitue un suicide pour les pays en voie de développement, notamment le nôtre dont le trésor est menacé d’être sevré de plus de 100 milliards de francs CFA par an, suite à la suppression des barrières douanières.

Il y a de cela des années que l’Union européenne a entreprise des démarches auprès des pays d’Afrique Caraïbes et Pacifiques (ACP) afin de conclure des accords de partenariat économique dans le domaine commercial. Depuis, les choses tardent à se concrétiser.

En effet, le retard déjà accusé dans la signature des accords de partenariat économique entre les pays d’Afrique Caraïbes et Pacifiques et l’Union européenne (UE) porte à croire que les pays africains ne sont pas favorables à un tel accord. Leur niet s’explique par un certain nombre de raison : d’abord les pays africains sont en majorité des pays de grande consommation des produits provenant de l’UE. Ensuite, en acceptant signer un tel accord, ces Etats africains vont cautionner la transformation de l’Afrique en dépotoir de produits importés d’Europe. Mieux, beaucoup de pays vont perdre des milliards au niveau de leur service douanier qui sera supprimé. Enfin, il faut souligner que les pays africains n’ont pas grand chose à offrir à l’UE en termes de produits finis. Au delà de ces raisons, il faut souligner la pression exercée sur les autorités par la Coalition des organisations de la société civile contre le gouvernement en vue de manifester leur protestation. Estimant que la position de notre pays demande le renvoi de la signature des APE entre l’UE et les ACP jusqu’à une date ultérieure, les activistes révèlent que l’intégration sous-régionale et régionale est un préalable à la signature desdits accords et que cette intégration n’est pas encore effective. Aussi, déclarent les acteurs non étatiques et les organisations de la société civile : « les acteurs de la négociation, l’UE et la CEDEAO sont deux entités d’inégale représentativité dans le processus de négociation ». Car, ajoutent-ils, celui-ci, tel que engagé, n’offre, par conséquent, aucune forme d’équité et d’égalité de chance face aux échanges commerciaux. « La signature d’une part entre l’UE, et d’autres parts les entités sous-régionales ou étatiques dans les ACP (Afrique, caraïbes, et pacifiques) est un symptomatique de violation de la souveraineté des pays en développement. Aussi, la signature d’accords cas par cas, d’accord par identité sous-régionale, ou d’accord intermédiaire, ne traduit que la volonté de l’Union européenne d’imposer sa politique divisionniste du monde ACP », avisent les alter mondialistes. Qui précisent que la signature intermédiaire avec les pays africains, comme la Côte d’Ivoire et le Ghana par exemple, est un acte flagrant à compromettre le processus d’intégration sous-régionale et l’Unité africaine. Dans tous les cas, le processus évolue pour l’instant au ralenti.

Ben Dao

 
 
 
 
   
 
 
 
 
 
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