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UEMOA - Évaluation du système de gestion des finances publiques : La Banque mondiale juge bonnes les perspectives économiques 2010 du Mali
Publié le 29 juillet 2010 à 12h21

(L’Indépendant) - Le ministère de l’Economie et des finances, à travers la Cellule d’appui à la réforme des finances publiques (CARFID) organise depuis hier mercredi, à l’hôtel Salam, l’atelier d’évaluation de la performance du système de gestion des finances publiques du Mali (FEPA 2010). L’ouverture de cette rencontre présidée par le Secrétaire général du ministère de l’Economie et des finances, Mme Sangaré Niamato Ba, a été l’occasion pour le représentant de la Banque Mondiale de magnifier les progrès notables réalisés par le Mali en matière de gestion macroéconomique en 2009 et les bonnes perspectives pour l’année en cours.


Exercice important, l’évaluation de la performance du système de gestion des finances publiques (PEFA) s’inscrit dans le cadre du Plan d’action gouvernemental d’amélioration et de modernisation de la gestion des finances publiques (PAGAM II). Qui est un ambitieux programme de réforme des finances publiques avec pour objectif d’améliorer tout le processus budgétaire et de faire en sorte que le budget devienne véritablement un instrument efficace de politique économique.

La présente évaluation PEFA est la deuxième du genre après celle de 2006. Elle doit donc permettre d’apprécier les progrès réalisés dans la gestion des finances publiques depuis 2006.

Le PEFA est un programme de partenariat entre plusieurs institutions, qui est parrainé par la Banque mondiale, le FMI, la Commission européenne et d’autres partenaires. C’est pourquoi, le Secrétaire général du ministère de l’Economie et des finances, Mme Sangaré Niamato Ba, a souligné que ce forum constitue, à coup sûr, un fonds commun d’informations pour mesurer et suivre les progrès dans la gestion des finances publiques et offre une plate-forme commune de dialogue, dans un cadre transparent.

Intervenant au nom de la Banque Mondiale, chef de file du Groupe macroéconomique, Dramé Youssouf Thiam a saisi l’occasion pour magnifier les progrès notables réalisés par notre pays.

Selon lui, « le Mali continue de réaliser des progrès notables en matière de gestion macroéconomique en dépit de la crise mondiale. La croissance a été de 4,5% en 2009, ce qui constitue la meilleure performance sur ce plan parmi les pays de l’UEMOA. Elle s’explique par les bonnes réalisations du secteur agricole, notamment le riz, les céréales et le coton, reflet de la bonne pluviométrie que le pays a connue. L’inflation est passée à 2,2 pour cent contre 9,1% en 2008. Au niveau des finances publiques, le déficit budgétaire de base a été réduit à 32,7 milliards de FCFA ou 0,8% du PIB contre 1% du PIB en 2008 grâce à la bonne tenue des recettes et une meilleure maîtrise des dépenses . Les recettes ont représenté 15,4% du PIB en 2009 contre 13,8% en 2008 ».

Comme seul point noir de ce tableau soulevé par M. Thiam, la non-atteinte des objectifs en matière de réduction des instances de paiement au Trésor en fin 2009.

En effet, le montant des instances au Trésor ont diminué mais moins que ce qui était prévu initialement. Mais qu’à cela ne tienne, les autorités se sont rattrapées au cours du premier trimestre de 2010 et à fin mars les instances de paiement au Trésor n’ont été que de 55 milliards de FCFA. L’objectif fixé a donc été atteint, même si c’est par rapport à un léger décalage dans le temps.

Il a ajouté : « les perspectives pour l’année 2010 s’annoncent également sous de bonnes augures. L’économie devrait connaitre un taux de croissance de 5% grâce aux bonnes prévisions agricoles et à la reprise économique mondiale alors que l’inflation devrait se stabiliser autour de 2%. S’agissant des finances publiques, la loi de finances rectificatives 2010 prévoit un très léger accroissement du déficit de base à 1,1 % du PIB ».

Pourtant, il a soutenu que certains défis restent posés en particulier au niveau de l’amélioration de l’efficacité des dépenses publiques, l’amélioration de la croissance qui reste en-deça des 7% prévus dans le CSCRP.

Hier, les travaux en plénière ont porté sur la compréhension du PEFA, l’approche renforcée, l’appui aux réformes. Les travaux prennent fin cet-après midi.

Youssouf CAMARA



 
 
 
 
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