(Sud Quotidien) - « Le financement d’une entreprise par les institutions financières repose sur la solvabilité finale de ces derniers », a déclaré Ibrahima Fall, directeur clientèle, particuliers, professionnels et réseau au Crédit du Sénégal. Il l’a souligné au cours de l’atelier sur la création et la formalisation d’entreprise organisé hier, jeudi 29 juillet, à Dakar par l’Agence de développement et d’encadrement des petites et moyennes entreprises (Adepme).
Révélant la nécessité de la formalisation des entreprises pour un accès facile aux financements car, selon ces explications, « une structure qui n’est pas formalisé a difficilement accès aux financements puisque la formalisation rassure le banquier ». De son avis, même si les banquiers demandent des garanties, cette dernière est « accessoire dans le cadre d’un dossier de financement à la banque », a-t-il, notamment précisé. Ibrahima Fall d’indiquer que « c’est la capacité de remboursement du financement qui est déterminant sinon la garantie permet, seulement, d’apaiser le banquier, de faire face à l’incertain ».
Ceci dans un contexte ou les Pme remplissent quasiment toutes les formalités administratives mais, où, la gestion quotidienne de leurs activités se fait de manière informelle par manque de formalisation.
C’est dans ce contexte, paradoxale, que les organisateurs de ce atelier, l’une des séries de rencontre initiée l’Adepme, se sont fixés comme objectif de : Créer les conditions de transparence et de confiance entre les Pme, les chambres consulaires et les institutions financière.
Dame Gaye, directeur de cabinet du ministre de l’entreprenariat féminin et de la micro finance, d’informer que : « Les créateurs d’entreprises (…) ne sont pas suffisamment sensibilisés sur l’importance de la formalisation pour un meilleur accès aux marchés et aux financements ». C’est la raison pour laquelle il a demandé aux porteurs de projets et autres acteurs du secteur informel d’être « attentifs aux différentes communications ».