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Articles Reussir - DÉVELOPPEMENT | BANQUE MONDIALE | LUTTE CONTRE LA PAUVRETÉ
Publié le 30 juillet 2010 à 22h00

REUSSIR- La Banque Mondiale pour une croissance durable et généralisée de la part du G20

« Le Groupe des 20 devrait s’efforcer de promouvoir une croissance durable et généralisée, car c’est le moyen le plus efficace d’aider des dizaines de millions d’habitants de pays en développement à échapper à la pauvreté », indique un communiqué de la Banque mondiale. L’institution, dans un document d’information intitulé « la reprise à la croisée des chemins : rôle des pays en développement et conséquences pour ces pays » préparé à l’occasion de la dernière réunion du G-20, prône l’accélération de la croissance des pays en développement qui selon elle, pourrait déclencher un « cercle vertueux » susceptible de favoriser une demande mondiale plus diversifiée, plus durable et moins instable.


La Banque mondiale affirme ainsi qu’une baisse d’un demi-point de la croissance des pays en développement aurait pour effet de précipiter 80 millions de personnes supplémentaires dans la pauvreté en l’espace de dix ans. « Il est particulièrement important de promouvoir une stratégie axée sur la croissance pour améliorer les perspectives des pays à faible revenu fortement tributaires des exportations de produits de base, des envois de fonds de l’étranger, des investissements étrangers directs et de l’aide au développement », note le document.

« Les pays en développement offrent de nombreuses possibilités d’investissements à rendement élevé susceptibles d’engendrer des emplois bien rémunérés dans les pays développés. Chaque dollar consacré à l’achat de biens d’équipement dans les pays en développement peut produire 0,35 dollar de demande de biens d’équipement fabriqués dans les pays à revenu élevé, tout particulièrement les biens de grande valeur qui génèrent des emplois bien rémunérés », lit-on dans le communiqué.

Selon le rapport, la crise de la dette souveraine en Europe, qui a commencé en Grèce, n’a pas eu d’incidence notable sur l’accès des pays en développement aux marchés des capitaux. Cependant, de nombreux pays en développement pourraient se heurter à des difficultés de financement grandissantes en raison de l’atonie de la croissance des pays à revenu élevé, des entrées de capitaux et de l’aide au développement. Par ailleurs, les pays en développement risquent d’être évincés des marchés des capitaux par les emprunts des pays à revenu élevé, qui se sont montés à plus de 2 500 milliards de dollars en 2009 — un montant plus de sept fois supérieur aux flux nets de capitaux en direction des pays en développement.

Les pays en développement ont accompli de grands progrès ces dernières années dans la lutte contre la pauvreté, mais le document met en évidence le risque d’un retour en arrière. La crise économique mondiale pourrait compromettre les efforts déployés pour atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), arrêtés d’un commun accord au niveau international, à l’horizon 2015. « Il s’avère, sur la base des dernières observations, que la crise a ralenti le rythme des progrès en direction des OMD et pourrait même provoquer un retour en arrière. La dégradation de la situation pourrait perdurer bien après la reprise de l’économie mondiale », écrivent les auteurs du document. En 2010, la crise avait déjà fait basculer dans la pauvreté 64 millions d’habitants de pays en développement supplémentaires, qui doivent vivre avec moins de 1,25 dollar par jour. S’agissant des OMD, c’est au chapitre de la réduction de la mortalité maternelle que les progrès ont été les plus lents, et ce sont les habitants d’Afrique subsaharienne et d’Asie du Sud qui souffrent le plus des retards enregistrés dans ce domaine.

« Dans ce contexte, la communauté du développement doit respecter son engagement à fournir suffisamment d’aide internationale, d’investissements et de débouchés commerciaux », estime la Banque. « Ces efforts sont aussi l’occasion de promouvoir une croissance mondiale plus forte, plus durable et plus équilibrée ».

Selon le communiqué, les pays en développement devraient concentrer leurs efforts sur les investissements dans l’infrastructure, le soutien à la croissance du secteur privé, l’élimination des obstacles dans le secteur agricole et la promotion des dépenses sociales grâce au renforcement de systèmes de protection sociale mieux ciblés. L’accroissement des financements n’est cependant qu’un élément de réponse. L’amélioration de la gouvernance, de la réglementation et du recouvrement des coûts dans les pays en développement sont aussi des facteurs fondamentaux, de même que les investissements durables dans le capital humain.

La Rédaction (source Banque Mondiale)



 
 
 
 
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