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Le Magal, une période faste !

L’attractivité économique et la forte croissance démographique expliquent le nombre croissant de boulangeries dans la cité religieuse. Ce qui a eu un effet positif sur la demande très élevée de pain, mais a aussi déstabilisé le secteur, devenu saturé par le nombre d’investisseurs attirés par l’appât du gain.


Témoin privilégié de cette mutation, Cheikh Gawane Ka est l’intermédiaire des meuniers dans la cité religieuse et fait partie des personnalités le plus respectées à Touba. Son nom est connu de tous et sa carrure n’y est pas étrangère. En effet, Cheikh Gawane Ka est très imposant. Près de 2 mètres de taille, une voix grave, mais avec un sens aigu des affaires. Les meuniers se l’arrachent pour placer leurs sacs de farine, selon ses proches. Mais, l’homme reste humble et ouvert, assis sur sa natte après une prière collective.

Il revient sur le Magal et ses implications dans son domaine d’activité. «Pour moi, le  Magal est la période la plus faste de mon travail. Je me prépare 2 mois avant, en faisant venir les commandes de Dakar. Il ne faudrait pas que les embouteillages bloquent l’arrivée des camions. C’est une augmentation de 10 à 15% de mes activités», informe ce commerçant qui a réduit ses activités à la seule livraison de farine.

Cependant, avec l’expérience, Cheikh Gawane a développé une stratégie qui lui permet de survivre, selon ses propres mots. «A l’approche du Magal, je ne distingue plus les clients. J’accorde ma confiance à tous ceux qui me sollicitent pour avoir de la farine. Selon leurs capacités, je livre entre 50 à 100 sacs. Ce qui leur permet de bien fonctionner durant la semaine du Magal en espérant qu’ils feront une bonne affaire. Si après le Magal, les choses ont bien marché, en ce moment, je rentre dans mes fonds. Mais certains ne sont pas de bons payeurs et au final, je me retrouve avec des difficultés de trésorerie. Cependant, je suis et demeure solvable et mes créanciers et partenaires, que sont les meuniers, savent que si je dispose de l’argent, je solde mes engagements», raconte-t-il.

Cheikh Gawane ajoute que le milieu de la boulangerie est devenu très difficile avec beaucoup d’acteurs, mais peu de rentabilité. Les boulangeries les plus dynamiques peuvent enfourner 10 sacs de farine et c’est rare, selon lui. La moyenne est de 4 à 6 sacs et les moins prisées ne font que 2 sacs en période normale.

Amayi Badji
Amayi Badji /// Journaliste Reporter au Magazine RÉUSSIR

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