Momar Diagne, Commerçant: «Le Magal, c’est 12 mois de préparation…»

Pour lui, le Magal est une histoire d’honneur familial et de défi logistique à réussir, chaque année. Momar Diagne ne badine pas avec ça. Le Magal de Touba est comme un pèlerinage à la Mecque, on le prépare 12 mois sur 12.


Il fait des affaires depuis tout petit. Le business, il l’a dans le sang mais pour se rapprocher de sa ville préférée, il s’est installé à Touba, définitivement depuis 2005. Au Marché Ocass, son nom est associé à tout ce qui est boisson, gazeuse, sucrée ou eau. Momar Diagne est le spécialiste du rafraichissement et quand il y a pénurie de canettes ou de sachets d’eau, c’est chez lui qu’il faut aller. Toute sa famille est mise à contribution pour que tout ce passe bien. Pour les besoins du Magal femmes, fils et cousins, toute la parentèle est réquisitionnée dans les différents entrepôts disséminés dans la ville.

«Il n’y a pas de répit, l’année dernière, le Jour J à midi, toute ma commande de cannettes d’une valeur de 3 millions de francs était écoulée. J’ai pour ambition de doubler cette commande et de faire de même pour les autres types de boissons. Comme nous y a invité le marabout, il ne faudrait pas que les hôtes manquent de rafraichissement», fait-il savoir. A la question de savoir comment il fait pour réussir ce défi, il explique que les commandes de boissons arrivent, tous les 15 jours à partir du lendemain du Magal pour être stockées dans les entrepôts. «Tous nos efforts, tous nos moyens sont mis sur le Magal. Je ne sors de Touba que pour préparer le Magal à venir. Je reviens de Dakar, il y a quelques semaines. C’était pour régler les derniers détails de mes commandes de boissons. Le lendemain du Magal, j’appelle mes fournisseurs pour les remercier de leur collaboration. J’en profite pour lister mes besoins pour le prochain Magal », révèle t-il.

Tous ces efforts détaillés ne concernent que la boisson mais les autres domaines d’activité de Momar sont multiples. Il intervient aussi dans le riz. Pour le Magal 2016, il parle de 100 tonnes si tout se passe bien. Il y a également l’eau et autres denrées de consommation quotidienne. «Le Magal de Touba est comme le pèlerinage à la Mecque, pour moi. Je le prépare 12 mois sur 12. Je m’en remets à Serigne Touba pour ce qui concerne l’argent car actuellement, je ne dispose pas de la somme qui me permettrait de tout avoir…», conclut-il.

Amayi Badji /// Journaliste Reporter au Magazine RÉUSSIR