Promouvoir « l’Africapitalisme »

Pour soutenir sa philosophie de « l’africapitalisme » le milliardaire Nigérian Tony Elumélu a mis en place le TEEF en faveur des jeunes entrepreneurs africains. Une démarche logique selon Somachi Chris-Asoluka.


Il est tant que le café, le cacao, le pétrole et les autres matières première d’un continent soient mises en valeur par les africains et que la plus-value servent à mettre le continent sur les rails de l’émergence. C’est la conviction des leaders de la Fondation Tony Elumelu qui l’ont fait savoir lors de la cérémonie d’ouverture du Forum Economique qu’elle organise à Lagos. Selon les participants aux différents panels, il faut un « africapitalisme » fort pour croire qu’investir dans le continent et son développement n’est pas un risque mais une garantie pour l’avenir. « L’africapitalisme » n’est pas une nouvelle forme de capitalisme, elle n’est pas de la philanthropie mais la volonté économique portée par certaines personnes comme Tony Elumelu pour faire du continent africain le cœur de la croissance du monde.  « Il faut changer les leviers sur lesquels l’économie africaine est basée. Notre économie doit d’appuyer sur la production de valeur ajoutée au-lieu de se focaliser sur l’importation ou l’exportation », a déclaré Somachi Chris-Asoluka une des panélistes durant le TEEF de Lagos.

Son optimisme est partagé par le docteur Awelé Elumelu, femme du milliardaire et entrepreneur confirmée. Dans une de ses interventions devant les milliers de personnes présentes pour le Forum de la Fondation elle a invité les africains à imiter les actions de la Banque UBA qui soutient et accompagne l’entrepreneuriat dans le continent.  « L’objectif n’est pas de mettre le Nigéria en avant mais plus l’Afrique.  Il y a des gens qui sont prêts à soutenir vos initiatives et à les financer, il faut saisir cette opportunité. Cela pourra permettre de changer le visage du continent », a-t-elle fait savoir.

Mais en tant que femme le docteur Awele Elumelu a un autre combat qui lui tient à cœur : celui du droit des femmes. « Je ne suis pas seulement un entrepreneur. Je suis surtout une femme entrepreneur. C’est un combat très important pour moi car ma mère était une battante qui m’a inspiré. J’invite les jeunes entrepreneures femmes à ne pas faire un choix entre ces deux casquettes car elles ne sont pas incompatibles. Je suis femme, mère, docteur, entrepreneur  et si on peux le faire, toutes les femmes peuvent le faire », a déclaré celle qui est à la tête d’une entreprise

 

Amayi Badji /// Journaliste Reporter au Magazine RÉUSSIR

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