La BAD aux côtés de la Côte d’Ivoire

67 milliards FCFA, c’est la somme approuvée par le Conseil d’administration de la Banque africaine de développement (BAD) appuiera le Projet de Pôle agro-Industriel en Côte d’Ivoire.


, DR AKINWUMI ADESINA, BAD

L’autosuffisance alimentaire ou l’indépendance alimentaire est une nécessité avant de songer au développement. La Banque africaine de développement (BAD) a compris cela et soutient à ce titre les efforts de la Côte d’Ivoire pour atteindre l’autosuffisance alimentaire.  Son Conseil d’administration a décidé de mettre à disposition d’Abidjan 67 milliards FCFA pour soutenir le Projet de Pôle agro-Industriel dans la région du Bélier. « Le projet ambitionne d’assoir les conditions préalables à l’émergence d’un pôle agro-industriel au centre du pays, comme premier agropole pour transformer et moderniser l’agriculture ivoirienne », a affirmé M. Janvier Litse, Directeur Général, Région Ouest.

D’un coût total de 81 milliards FCFA, le projet sera financé par un prêt BAD à hauteur de FCFA 42,2 milliards, un prêt FAD de 21,8 milliards FCFA, un don FAD de FCFA 2,8 milliards (soit un total à la charge de la Banque de 67 milliards de FCFA), et par le Gouvernement et les bénéficiaires à hauteur de FCFA 14 milliards.

Le projet vise à contribuer à l’émergence d’un pôle agro-industriel dans la région du Bélier  et du District autonome de Yamoussoukro à travers une dynamisation des filières agricoles porteuses (riz, maïs, manioc, légumes, porcine et poisson) et une implication accrue du secteur privé, des jeunes et des femmes, pour assurer de la sécurité alimentaire et nutritionnelle au pays. Une zone jadis prospère, qui connait un déclin économique depuis trois décennies, malgré le potentiel important dont elle dispose.

Il comportera trois composantes : Restauration du capital productif, développement des chaines de valeur et Gestion du projet. La première vise à doter la région d’infrastructures clés pour permettre le développement des activités agricoles et agro-industrielles. La seconde composante ambitionne d’appuyer l’ensemble des acteurs pour qu’ils puissent évoluer de manière dynamique autour des chaines de valeur, dans un environnement plus intégrateur et inclusif. La dernière composante vise à assurer la gestion du projet, selon le calendrier fixé, et à travers des dispositifs d’exécution et de suivi performants.

Le projet bénéficiera à 461.600 personnes (64% des habitants de la zone) dont 112.000 personnes d’une manière directe. Il bénéficiera à environ 230.000 femmes dont 4.300 productrices, 400 jeunes filles et 25 transformatrices et commerçantes. Il permettra aussi d’accroitre le taux de transformation actuel des produits agricoles de 51% à environ 85%. Il créera l’équivalent d’environ 19.000 emplois permanents.

Amayi Badji
Amayi Badji /// Journaliste Reporter au Magazine RÉUSSIR

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