Le business du lavage auto par jets surprend agréablement la ville Sainte de Touba

Si les métiers et autres créneaux porteurs ne manquent pas à Touba, surtout à l’occasion du Grand Magal où la ville sainte fait l’attraction de tout le Sénégal, le lavage par jets initié par deux jeunes de la banlieue Dakaroise plus précisément le quartier de Sam Sam à Thiaroye, a surpris plus d’un an et fait réellement vivre son homme.


Tout de l’harmonie avec laquelle ils font le travail, pourrait même pousser à croire qu’ils sont des jumeaux. En réalité, ils le sont pour le fait qu’ils ont tous deux issus du quartier Sam Sam de Thiaroye où ils ont ensemble vécu leur enfance et leurs premiers hobbies.

Aujourd’hui ils ont réalisé ensemble une prouesse. Celle de diriger ensemble un petit business du lavage automobile à l’occasion du Grand Magal de Touba. Leur particularité, à côté de leurs camarades locaux, c’est l’utilisation d’un groupe électrogène de 200 KVA raccordé à un baril d’eau d’une capacité de 100 litres pour installer un appareil à jets, de forte pression. Eux, ce sont Cheikh Tidiane Gueye et Adama Sow alias Poulo, deux anciens charretiers qui ont troqué leurs charrettes et les chevaux pour s’engager dans le business du lavage automobile.  Plus ou moins modernisé. Selon leur compréhension de la modernité.

«Nous avons fait le constat que les raccourcis et les trajets poussiéreux et sablonneux salissent grandement les véhicules lors du Magal. C’est notre première fois à Touba où nous expérimentons avec succès le lavage par jets, qui est d’une meilleure qualité que celui opéré avec la main seulement. La forte pression du jet permet d’abord d’enlever toutes les dures saletés des véhicules que nous lavons. Avant de procéder à un rinçage plus dense avec la main. Nous le faisons de manière harmonisée pour aller plus vite afin de gagner mieux» a lancé Cheikh Tidiane Gueye.

Arrivés prés d’une semaine avant le Magal, ces deux jeunes de Thiaroye cristallisent les attentions même de leurs camarades. «Nous lavons en moyenne 15 à 20 véhicules à hauteur de 1000 pour le lavage simple. Pour le lavage complet, comprenant le moteur, il faut débourser 2000 frs» a tarifé Cheikh Tidiane, très dynamique sous son ensemble treillis renvoyant directement à un jeune soldat.

Au moment où il échangeait avec les journalistes de votre site du business, son collaborateur procédait au rinçage d’un véhicule Mercedes. Et lorsque les rôles sont échangés, Poulo nous lance directe que le lavage avec jet est plus efficace et plus propre. Avant de nous révéler la largeur de la palette d’activités qu’ils développent. «Nous faisons également dans le nettoyage des peintures, des carreaux, des moquettes et autres matériaux de maison. D’ailleurs nous avons été engagés pour nettoyer des dizaines de maisons après le Magal moyennant 25 000 pour le lavage complet et 10 000 pour le lavage de la cours carrelée» a indiqué Adama Sow Poulo.

En bosseurs, ces deux jeunes n’ont pas que le lavage comme travail. «Une fois à Dakar où nous sommes basés, à la descente du boulot de laveurs, Cheikh Tidiane gère une petite tente sous laquelle il commercialise du café Touba, et moi, je suis dans la distribution de charbon dans les maisons» a renchéri Poulo.

Après une expérience de six mois seulement dans le domaine du lavage automobile par jets, Adama Sow et Cheikh Tidiane Guèye commencent déjà à lorgner un futur meilleur. «Nous habitons un quartier peuplé où les jeunes sont quasiment emportés par la délinquance et le jeune banditisme. Nous voulons formaliser notre business que nous comptons dénommer Ets Serigne Saliou Setal et contribuer à éradiquer le banditisme dans notre localité en employant nos jeunes frères. Nous allons très prochainement nous rapprocher de spécialistes pour nous rédiger un bon business plan afin de tenter d’avoir un financement et nous lancer dans un véritable projet de développement» ont unanimement avancé le deux jeunes de Sam Sam.