Le Grand Magal de Touba a impacté de 250 mrds sur l’économie sénégalaise en 2016

Désormais, ce ne sera plus par des estimations que l’impact du Magal sur l’économie nationale va être analysé. L’Université de Bambey s’est illustrée par une étude scientifique dont le résultat a établi que le Grand Magal de Touba a impacté de 250 milliards FCFA sur l’économie sénégalaise en 2016.


«La première étude a été réalisée en 2011 et l’impact que le Grand Magal de Touba avait généré sur l’économie nationale était de 200 milliards. Cinq ans plus tard, cet impact a atteint 250 milliards soit une hausse relative de 25%» a révélé Cheikh Abdou Bali Mbacké, le Président en charge de l’organisation du Grand Magal de Touba en marge de la visite d’étape des travaux de la mosquée Mssalikoul Jinane.

Revenant sur le rush des fidèles et autres visiteurs, le Grand Magal a également enregistré une hausse conséquente. «Pour ce qui est de l’affluence des fidèles à cet évènement, l’étude a montré que l’affluence est de 31%. Ces études constituent une importance capitale car elles permettent aux décideurs religieux et politiques d’avoir des bases solides et scientifiques pour prendre les bonnes décisions pour la ville de Touba» a renseigné le chargé de l’organisation.

En informant sur l’auteur de cette étude et sur son importance, Cheikh Abdou Bali a insisté sur l’impact qu’elle peut avoir sur l’avenir de la gestion de la ville sainte. «Nous avons remarqué qu’à chaque fois que nous faisons des prévisions pour la ville, à peine élaborées, elles sont dépassées par la croissance de la ville qui reste très forte. Cette dernière étude a été réalisée par l’université Alioune Diop de Bambey et nous comptons en parler et en exposer les conclusions à la veille du Magal, devant la presse nationale et internationale. C’est important d’autant plus que nous avons constaté qu’il y a des manquements dans l’organisation lors de la célébration du Magal parce que nous n’avions les bonnes prévisions. Désormais, nous allons nous appuyer sur ces études là. Si on a les bons chiffres, les chiffres clés, nous pensons qu’on peut  réaliser des prévisions proches de la réalité et qui seront le point de départ de l’éradication de tous ces manquements dans le futur» a soutenu Cheikh Abdou Bali Mbacké.