L’OQSF veut tout fluidifier

L’OQSF a organisé un atelier d’information à la Chambre de Commerce de Dakar sur sa contribution à la facilitation  de l’accès au financement des PME.


OQSF CCLes acteurs du secteur bancaire et ceux du secteur privé ont profité de cet atelier d’information organisé par l’Observatoire des la Qualité des Services Financiers OQSF pour les PME afin de discuter des outils et mécanismes ainsi que certaines pratiques pour une facilitation de l’accès aux financements. Un cadre d’échange, de partage d’expériences et de bonnes pratiques  entre les  acteurs qui a permis de déceler certaines pratiques qui rendent difficile cet accès  au financement et de dégager des pistes de solution pour venir à bout à cette problématique qui tue les entreprises.

Selon M Daouda THIAM Président de la Chambre de Commerce « Nonobstant les  importantes décisions qui ont été prises par les pouvoirs publics, il n’en demeure pas moins que l’accès au financement constitue un réel handicap pour le développement de nos entreprises. La contribution du secteur bancaire, financier et structures assimilées au financement de l’économie reste toujours en deçà des attentes du secteur privé ».

C’est dans cette dynamique que l’OQSF tente de rapprocher les parties prenantes pour  une meilleure prise en charge de cette question. Rien qu’en 2016 une enveloppe de 1500 milliards a été injectée uniquement dans le financement des PME et PMI et pourtant, c’est encore insuffisant.

La durée de vie très faible des PME est due, le plus souvent, à un manque de financement ou encore à un financement qui ne répond pas aux besoins exprimés par l’entreprise. Et cela est inhérent à plusieurs facteurs aussi bien du côté des PME que les banques.

Les premiers problèmes majeurs auxquels rencontrent les PME c’est d’abord la formalisation et de formulation de demande de crédit. Sur ce point les banques, l’Etat et les partenaires doivent travailler à un meilleur suivi de l’évolution du secteur. Le remboursement d’un crédit  est adjacent à l’activité et non la caution ou la garantie. Il faut donc que l’activité soit bien identifiée afin de juger de  sa rentabilité et pour prendre un crédit le besoin doit bien être définie et sa pertinence justifiée.

Quant aux banques elles doivent aussi améliorer la qualité relationnelle entre les banques et les clients qui ne sont pas toujours des meilleures. Ce qui fait que près de 40 % des clients ne seraient pas bien informés à l’ouverture et durant le fonctionnement de leurs comptes. Elles doivent également mettre les taux d’usures globales dans les contrats pour assurer une certaine équité dans les contrats.

L’OQSF  prône l’éducation financière des populations pour une meilleure connaissance des pratiques bancaires et du fonctionnement des services financiers. Le renforcement de la capacité managérial pour se mettre à niveau dans un monde des affaires qui est en parfaite évolution, c’est un volet très important pour une bonne gestion.

Pour renverser cette tendance l’assouplissement de la garantie par les banques et une mise en place d’un cadre règlementaire et juridique pour renforcer la bancarisation des coûts des actes   figurent en bonne place dans ces mesures. Le bureau d’information sur les clients mis en place par la banque centrale permet aux banques de disposer de suffisamment d’informations sur le client dans un délai réduit sur les dossiers de demandes de crédits.

L’observatoire travaille en collaboration avec beaucoup de structures et d’institutions comme la BNDE, Le FONGIP, le FONSIS et autres pour mettre à la disposition des pme des outils nécessaires pour un accès plus facile aux crédits à travers différents fonds.

Yanda SOW (Stagiaire)

 

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