Prorogation pour un an

Le FMI vient de renouveler sa confiance au Sénégal et proroge son accord après la quatrième revue de l’instrument de soutien à la politique économique ISPE.


Le Conseil d’administration du Fonds Monétaire International FMI a achevé la quatrième revue des résultats enregistrés par le Sénégal dans le cadre d’un programme appuyé par l’instrument de soutien à la politique économique ISPE. Ce programme vise à mettre en œuvre les politiques économiques et les réformes structurelles nécessaires pour entretenir une croissance forte et poursuivre l’assainissement budgétaire en cours afin d’observer les critères régionaux de convergence budgétaire.

En achevant la revue, le Conseil a également approuvé la demande présentée par les autorités pour que l’accord en vigueur au titre de l’ISPE soit prorogé d’un an. L’ISPE en faveur du Sénégal a été approuvé le 24 juin 2015. Cette décision de proroger l’accord suite à la rencontre du conseil d’administration  est le fruit des efforts faits par le gouvernement du Sénégal.

L’accord au titre de l’instrument de soutien de la politique économique conclu avec le Sénégal a accompagné les efforts de réforme déployés par les autorités pour renforcer la croissance tout en préservant la stabilité économique. Dans le cadre du Plan Sénégal Emergent (PSE), la croissance a enregistré une progression soutenue pour se situer à 6,7 % en 2016, tandis que l’inflation est restée faible. Le déficit budgétaire est descendu à 4,2 % du PIB en 2016 et il est prévu que le Sénégal tienne le critère de convergence de l’Union économique et monétaire ouest-africaine de 3 % du PIB à l’horizon 2018, soit un an avant l’échéance requise. La poursuite de la mise en œuvre de réformes et politique saines est importante pour entretenir une croissance forte et atteindre les objectifs de développement du Sénégal.

«Les autorités ont mené d’importantes réformes budgétaires pour accompagner le travail d’assainissement en cours tout en augmentant l’investissement public. Cela a été possible grâce à la maîtrise de la consommation publique, y compris de la masse salariale. Pour élargir davantage la marge budgétaire qui permettra de financer les dépenses d’infrastructure fort nécessaire, les autorités sont déterminées à accroître les recettes grâce à une amélioration de l’administration fiscale et une réduction des exonérations d’impôts. «Les autorités reconnaissent qu’il est important de renforcer la gestion de la dette pour accompagner la viabilité des finances publiques. Il faudra pour cela des réformes propres à corriger les faiblesses des opérations du Trésor et maîtriser les besoins de financement additionnels liés aux retraites de la Poste et de la fonction publique, et pour améliorer la gestion des finances publiques. Les perspectives économiques du Sénégal sont globalement positives et les risques demeurent gérables. Cependant, pour élargir les perspectives de croissance il importe de renforcer la mise en œuvre des réformes afin d’améliorer la qualité des investissements publics et promouvoir l’investissement privé. La priorité doit aussi être accordée à la correction des faiblesses des opérations de Trésor afin d’assurer la viabilité des finances publiques», a déclaré M. Mitsuhiro Furusawa, Directeur général adjoint et Président par intérim.

Yanda SOW ( Stagiaire)

Amayi Badji /// Journaliste Reporter au Magazine RÉUSSIR

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