La tendance est à l’optimisme en Afrique selon Ecobank

Le service Recherche du Groupe Ecobank révèle que la reprise économique des deux puissances africaines,  l’essor du secteur gazier en Afrique de l’Ouest en 2018, notamment au du Sénégal  et l’accélération de l’innovation dans le domaine de la fintech  sont les principales tendances émergentes en Afrique.


Edward George, Directeur de la Recherche du Groupe Ecobank,

 

L’édition 2017 du Guide Taux, Devises et Matières premières (FICC) du service Recherche d’Ecobank qui propose des informations et une analyse des marchés africains destinées aux investisseurs et aux entreprises, a été lancée aujourd’hui sur le site AfricaFICC.  Rien que de bonnes nouvelles pour le continent qui est dans une tendance positive avec des perspectives positives portées par trois principales secteurs. « La première tendance indique un rebond économique en Afrique subsaharienne, dû à une reprise des puissances économiques de la région, le Nigeria et l’Afrique du Sud, et à la croissance continue des pays qui affichent de bons résultats, c’est-à-dire l’Éthiopie, la Côte d’Ivoire et, plus récemment, le Ghana », informe le document distribué par Apo.com et parvenu à notre rédaction.

La croissance sera stimulée par une hausse de la production pétrolière, renforçant les investissements dans les infrastructures en Afrique de l’Ouest et de l’Est. L’amélioration des conditions météorologiques laissent présager de meilleures récoltes. Le renforcement de l’activité économique et un regain modéré des prix du pétrole et des minerais contribueront à réduire le déficit des transactions courantes, mais la pression sur les devises de l’Afrique subsaharienne va subsister.

« La deuxième tendance émergente est celle de l’essor du secteur gazier en Afrique de l’Ouest en 2018, du Sénégal à l’Angola, avec le développement de gazoducs, de plateformes flottantes de gaz naturel liquéfié (FLNG) et de vastes projets de gisements gaziers. Les gouvernements du Golfe de Guinée et d’Afrique de l’Ouest ont multiplié leurs efforts pour s’assurer un approvisionnement en gaz afin de stimuler la production d’électricité dans leur pays et de diversifier les revenus, qui provenaient jusqu’alors essentiellement du pétrole brut », poursuit le document. On y apprend que la déréglementation du marché gazier et la possibilité de pratiquer des prix alignés sur les prix du marché seront déterminantes pour favoriser de nouveaux investissements dans les infrastructures gazières de la région.

La troisième tendance concerne l’accélération de l’innovation dans le domaine de la fintech en Afrique en 2018,  favorisée par une nouvelle génération d’Africains nés à l’ère du numérique. La multiplication de pôles technologiques en Afrique, notamment en Afrique du Sud, au Kenya, au Rwanda, au Nigeria, au Ghana et en Côte d’Ivoire, alimentera la prochaine vague de start-ups africaines et contribuera à développer les liens avec les investisseurs.« L’innovation numérique en Afrique subsaharienne est stimulée par l’explosion de l’utilisation du téléphone mobile, qui permet aux consommateurs africains de passer directement aux nouveaux modèles commerciaux et technologies de pointe. Les sociétés africaines de la fintech constituent de plus en plus le moteur de cette innovation, déployant des outils numériques permettant de créer des profils de crédit pour les personnes et entreprises autrefois “non-bancarisées”, de fournir de l’électricité aux foyers ruraux et même d’utiliser l’intelligence artificielle pour diagnostiquer les problèmes de santé à distance », lit-on dans le communiqué.

Edward George, Directeur de la Recherche du Groupe Ecobank, a souligné : « Le monde numérique évolue rapidement, et nous devons faire de même. Le site Web AfricaFICC est un outil important pour faire part de notre connaissance et notre analyse de 41 marchés africains – souvent difficiles d’accès – à un public beaucoup plus large. Nous pensons que ces trois tendances prouvent que l’Afrique a surmonté les difficultés économiques de ces dernières années et est sur la bonne voie pour une croissance plus élevée en 2018 ».

Amayi Badji /// Journaliste Reporter au Magazine RÉUSSIR